Quentin Fillon Maillet, le GOAT du biathlon français, impressionne aux JO de Milan-Cortina
Plus d’une heure après son quatrième sacre olympique, Quentin Fillon Maillet était encore pris dans un tourbillon médiatique ce vendredi à Anterselva. Soudain, un chant jaillit avec ferveur depuis une tente voisine du stade d’Antholz, où des dizaines de supporteurs français s’étaient regroupés. Ce savoureux « lalalalalalala FI-LLON MAI-LLET » ponctue une journée historique pour le Jurassien, désormais détenteur de sept médailles olympiques, uniquement entre Pékin et ces débuts des JO de Milan-Cortina 2026.
Un sprint royal et un tir parfait
Dans un sprint royal, Fillon Maillet a devancé les Norvégiens Vetle Christiansen et Sturla Laegreid, repoussés à 13,7 et 15,9 secondes. Après des performances mitigées au tir depuis le début de ces Jeux, avec 5 échecs au relais mixte et 4 à l’individuel, « QFM » a réalisé un 10/10 impeccable, surprenant même ses plus grands sceptiques. Cette performance terrasse la concurrence, y compris Johan-Olav Botn, vainqueur de l’individuel, qui termine 8e.
Interrogé par 20 Minutes, Botn a reconnu le talent du Français : « Tout le monde est conscient que le top de Quentin est vraiment haut. On a vu à l’individuel que son temps de ski était déjà très bon. Aujourd’hui, il a en plus pris le risque de tirer très vite, et comme il a fait 10/10… Il est parmi les plus rapides, donc s’il plante un 10/10 en tirant vite, c’est le meilleur biathlète du monde. »
La trace d’une légende en devenir
Simon Fourcade, entraîneur des Bleus, a salué la détermination de Fillon Maillet, évoquant sa force intérieure et son annonce choupie sur Eurosport concernant sa future paternité. Relancé sur la comparaison avec son frère Martin Fourcade, qui détient également sept médailles olympiques, Simon a nuancé : « C’est vrai que Martin a pris une grande place sur le domaine sportif et extra-sportif. Peut-être parce qu’il est encore en activité, Quentin reste cantonné exclusivement au monde du sport. »
Il ajoute, avec un sourire : « Il faudra voir les orientations que Quentin va prendre pour savoir où se situe son niveau de popularité. C’est un collectionneur de médailles, il a envie de toutes les prendre. Lancé comme il est, il ne va pas laisser beaucoup de place aux autres jusqu’à la fin. On se posera la question de qui est le GOAT après les Jeux. »
Un chemin difficile et une inspiration pour les jeunes
Fillon Maillet a reconnu que le chemin a été ardu : « Ces quatre dernières années, je n’étais pas à mon meilleur niveau, spécialement sur le tir. Mais je sais que je suis capable de sortir des gros tirs. Aujourd’hui, c’est la course parfaite, tout s’aligne en fait. » Cette performance impressionne Eric Perrot, 9e ce vendredi, qui analyse : « Quentin a fait une course extraordinaire, avec une densité énorme devant. Il essuie beaucoup de critiques, mais c’est ce qui fait les grands champions : ils sont capables de gagner dans les moments super importants. »
Avec déjà deux médailles d’or en trois courses en Italie, et des épreuves comme la poursuite, le relais hommes et la mass-start à venir, Fillon Maillet savoure son succès : « Deux médailles d’or sur l’événement, c’est incroyable. Le petit Jurassien que j’étais s’imaginait devenir champion, mais pas avec autant de succès. » Le voilà solidement ancré dans le livre d’or du sport français, prêt à écrire de nouveaux chapitres.



