Usam Nîmes face au PSG : l'énigme d'une équipe aux extrêmes
Usam Nîmes : l'énigme d'une équipe aux extrêmes

Usam Nîmes face au PSG : l'énigme d'une équipe aux extrêmes

Ce vendredi 27 mars, l'Usam Nîmes retrouve le Paris Saint-Germain Handball au Parnasse pour une rencontre capitale de la 21e journée de Starligue. L'équipe dirigée par David Degouy, futur ex-coach, présente un visage déroutant cette saison, alternant entre des performances exceptionnelles et des contre-performances inquiétantes.

Une saison en montagnes russes

Depuis l'arrivée de David Degouy à l'été 2024, l'Usam Nîmes est devenu une équipe imprévisible. Les deux saisons sous sa direction ont été marquées par des fluctuations extrêmes. En 2024, après six défaites consécutives qui avaient plongé le club en zone de relégation (15e sur 16), les Verts ont enchaîné douze matches sans défaite pendant cinq mois, frôlant même la qualification européenne avant de chuter à Saint-Raphaël lors de l'ultime journée.

Cette saison 2025-2026 reproduit le même schéma chaotique. Après une série de cinq revers à l'automne, interrompue par une victoire retentissante contre Montpellier qualifiée de "match de l'année 2025", l'équipe a connu un redémarrage tonitruant en février avant de s'effondrer à Nantes. Trois échecs consécutifs suivis, avec la menace d'un quatrième contre le PSG ce soir, illustrent l'incapacité de l'équipe à maintenir sa régularité.

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Des performances extrêmes

L'analyse de Midi Libre résume parfaitement la situation : les Verts de David Degouy ont un niveau minimum très bas et un niveau maximum très élevé. Cette bipolarité se vérifie dans leurs résultats contre les meilleures équipes. Face au PSG, champion invaincu depuis 2015, Nîmes a toujours livré bataille sous Degouy, s'inclinant de justesse à trois reprises (-2, -1 et -3). L'équipe a également tenu tête à Nantes et remporté deux derbys au Parnasse.

Pourtant, ces performances de haut vol contrastent avec des défaites inexplicables à domicile contre Chartres, Cesson ou Tremblay il y a deux semaines (29-36, avec un déficit de 11 buts à un moment donné). Cette inconstance a valu à Nîmes sa plus mauvaise saison depuis 2014, celle de la remontée en D1, avec seulement 0,85 point de moyenne.

Les analyses des responsables

David Tebib, président de l'Usam, pointe du doigt le manque d'exigence : "Chaque fois que l'on est plutôt bien, on se relâche, et on met moins d'exigence. Le staff n'a toujours pas trouvé la distance qu'il doit avoir avec ce groupe. La formule n'est toujours pas trouvée". Il menace même de réduire l'effectif : "Si on doit jouer à 10, on jouera à 10 !"

David Degouy assume sa part de responsabilité mais souligne deux éléments clés : "La première, c'est que l'on est reparti sur un nouveau projet, il fallait restructurer. Tout prend du temps". Il insiste particulièrement sur le déficit sur les tirs ouverts à 6 mètres, qui a coûté des victoires précieuses contre Nantes ou Limoges : "Notre boulot, c'est de marquer à 6 m. Je peux assumer le handball, la tactique, l'engagement. Mais quand un joueur est seul face au gardien, je ne vois pas ce que je peux assumer..."

Un défi majeur contre le PSG

Face au PSG, leader invaincu et en pleine forme dont la dernière défaite au Parnasse remonte à novembre 2017 (26-24), l'enjeu est de taille pour le 11e de Starligue. "Pendant la trêve, on a bien bossé sur le fond et la forme, assure le coach. À nous de décider si l'on va tout faire pour gagner". Peut-être cette rencontre permettra-t-elle de résoudre l'énigme Usam Nîmes.

Le groupe nîmois pour cette rencontre : Pardin, Hodzic (gardiens), Vincent, Anquetil, Gibernon, Peyre, Wedberg, Kaczor, Kamtchop-Baril, Gibelin, Acquevillo (capitaine), Faustin, Zuzo, Derisbourg, Lafosse, Onodi-Janoskuti. Absent : Tuxagues (choix technique).

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