L'US Saintes handball fête ses 60 ans : un club résilient au cœur de la Proligue
US Saintes handball : 60 ans de résilience en Proligue

L'US Saintes handball fête ses 60 ans dans l'effervescence de la Proligue

Ce vendredi 19 décembre, le gymnase du Grand-Coudret vibrera pour célébrer le 60e anniversaire de l'US Saintes handball, en marge de la rencontre de Proligue. Le club, souvent secoué mais jamais coulé, évolue aujourd'hui en deuxième division et cherche à développer une image pour rayonner au-delà du simple cadre sportif. Avec un coup d'envoi à 20 h 30, l'événement promet une ambiance festive, loin de l'époque épique des débuts.

Des débuts modestes à une institution nationale

En 1965, François Robin, un jeune professeur de sport de 28 ans, lançait la discipline de bric et de broc dans sa ville natale. « On s'entraînait dans une petite salle route de Rochefort, j'avais récupéré des buts qui traînaient dans une école et tracé les lignes, mais on ne pouvait pas y faire de compétition car le terrain était trop petit. Du coup, on jouait en extérieur, à l'endroit de l'actuel skate parc », se souvenait-il en 2015. S'appuyant sur les forces vives du lycée Palissy, le handball était alors surtout pratiqué par des scolaires et des enseignants.

Jean-Claude Étourneau, 84 ans et 53 licences d'affilée, commente : « Le handball était surtout pratiqué par des scolaires et des enseignants à l'époque. On est parti sur des bonnes bases avec des gens convaincus et compétents à la fois. Il y avait un vivier intéressant, qui a permis de franchir rapidement les étapes. À partir de là, on a construit sur des bases solides et des principes qui peuvent durer. La preuve, on est toujours là ! C'est pas mal, avec les moyens d'une agglomération comme Saintes. »

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Une longévité remarquable malgré les défis

Dès 1973, le club atteignait le niveau national, un statut qu'il a conservé depuis cinquante-trois ans. « On est toujours resté à ce niveau-là, ce qui est assez remarquable pour une ville de notre taille, qui n'est pas universitaire », souligne Jean-Claude Étourneau, qui a occupé toutes les casquettes : joueur, entraîneur, président du comité départemental pendant seize ans. Cette longévité s'appuie sur des fidélités, comme celle de Yannick Verdier, arrivé comme joueur en 2013 avant de devenir coach.

Philippe Dupré, président de 2001 à 2008, se souvient : « En 2001, j'étais partenaire. À l'époque, ça ne marchait pas très bien. On s'est regardé à plusieurs et on est entré au conseil d'administration. » Même lors des déboires financiers de 2012, qui ont entraîné une relégation en Nationale 1, son entreprise est restée un partenaire fidèle. « Avec le hand, on vit des moments atypiques. On fréquente le haut niveau. On s'attache au club. Je suis pour la longévité. »

Reconstruction et ambition pour l'avenir

François Woum Woum, directeur du club depuis 2005, témoigne de la résilience de l'US Saintes. « On a pris du temps pour reconstruire une ambition. Si on en est là aujourd'hui, c'est qu'on a eu l'expérience de la Pro D2 à l'époque. On essaie de ne pas reproduire les mêmes erreurs. » Il mise sur une « expérience » pour les supporteurs et les partenaires, visant à faire du Grand-Coudret un lieu de rencontre et de confiance, comme à la fin des années 2000 en Proligue.

L'anniversaire, initialement reporté suite au meurtre du bénévole Romuald Robert en octobre, sera finalement célébré avec un repas d'avant-match et une soirée dédiée aux bénévoles aux Magnolias. La fête se prolongera samedi avec un tournoi interne pour les catégories en dessous de 13 ans. « 1965-2025 » orne le logo des Fox cette saison, symbolisant six décennies de passion et de persévérance.

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