Marie Fall, pivot de l'OGC Nice handball, clé du Gym avant le choc contre Metz
Marie Fall, pivot clé de l'OGC Nice avant Metz

Marie Fall, le roc discret de l'OGC Nice handball avant le choc contre Metz

Alors que les Niçoises se rendent sans réel espoir de victoire chez le dauphin Metz ce mercredi 1er avril, elles sont attendues sur la combativité et la résilience. Des qualités dont la pivot sénégalaise Marie Fall, plus sollicitée que jamais dans sa carrière, fait étalage depuis le début de saison.

Une discrétion trompeuse pour une joueuse incontournable

Elle n'est pas celle dont l'apport sautera en premier aux yeux. Mais les illusions sont parfois trompeuses et Marie Fall ne le sait que trop bien. « C'est quelqu'un de discret, que l'on n'entend pas souvent et qui ne fait pas de bruit », pointe son entraîneur Sébastien Mizoule. La Sénégalaise valide. « Je suis aussi discrète dans la vie que dans le collectif. »

Si le caractère n'est pas démonstratif, la joueuse de 27 ans n'en reste pas moins un élément incontournable du sept de départ version 2025-26, elle qui vit sa dixième saison avec le Gym, son club de toujours. « Avant cette année, j'étais dans la rotation. Ce temps de jeu plus conséquent m'a forgée. Il m'a obligée à me dépasser, parce que le club en avait besoin. »

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Une sollicitation extrême et un investissement total

Utilisée à foison (titulaire 16 matchs sur 18), notamment à cause de la blessure au poste de Louna Benezeth, revenue il y a seulement un petit mois, la pivot n'a presque jamais pu souffler. « Depuis la fin de saison dernière, elle est un peu seule au monde. Il n'y a qu'Opélia (Ondono) qui a pu tourner avec elle, reconnaît le coach des Aiglonnes. Ce qu'elle a su faire et qu'elle continue de faire, c'est-à-dire tenir l'équipe comme ça, c'est assez exceptionnel. »

Une sollicitation de tous les instants tout sauf illogique au regard de l'implication que Marie Fall met dans son handball. « J'apprécie beaucoup son investissement. Si je dois partir à la guerre demain, je la prendrai avec moi. Parfois, la joueuse est moins bonne, mais elle reste fiable et honnête. Je l'apprécie beaucoup », loue l'entraîneur du Gym pour celle qui tourne à un peu plus de 2 buts par match, à 35/47 au shoot.

Un match test pour la résilience niçoise

Autant de qualités primordiales au moment d'affronter Metz en Lorraine. Si l'issue ne fait aucun doute, c'est par la rigueur et la résilience que le Gym devra être jugé. « C'est un match où l'on arrive sans pression, acquiesce Marie Fall. Donc autant essayer de produire du beau jeu, être le plus juste possible avec le ballon mais aussi se serrer les coudes pour tenir le plus longtemps possible, retarder au maximum l'écart au score. »

Des comportements auxquels Sébastien Mizoule sera très attentif et qui permettront de savoir ce que l'OGC Nice peut espérer pour cette fin de championnat. La course à l'Europe s'est justement gâtée au moment où la pivot a connu un coup de moins bien, en même temps que le collectif. « En janvier-février, j'ai eu un petit creux. L'enchaînement a été un petit peu compliqué à ce moment-là, j'étais émoussée. »

Un calendrier chargé et une fatigue accumulée

Il faut dire que la native de Juvisy-sur-Orge possède l'un des trois plus gros temps de jeu de l'effectif, depuis la première journée au Havre. Seules deux autres internationales, Marine Dupuis (France) et Ehsan Abdelmalek (Égypte) peuvent s'asseoir à la même table. Contrairement à la première, Marie Fall a également eu à négocier le Championnat du monde, pendant la trêve de novembre-décembre, avec le Sénégal de sa coéquipière niçoise Dienaba Sy. Un tandem made in Côte d'Azur éliminé au deuxième tour.

« Quand on joue presque une heure chaque match depuis septembre, il est normal qu'elle tire un peu la langue. Il ne faut pas oublier qu'elle n'a eu aucune pause avec le Mondial », rappelle le technicien de l'OGC Nice.

Un renfort bienvenu pour le sprint final

D'où l'aubaine du nouvel apport de Louna Benezeth à son poste, guérie d'une longue blessure en février. « Son retour fait vraiment du bien, même si je me sens mieux physiquement maintenant et que répéter les efforts m'a beaucoup servi. Louna apporte une nouvelle dynamique, une nouvelle énergie au groupe », avoue sa coéquipière.

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Et ce coup de pouce tombe à point nommé puisque les Aiglonnes entrent dans les deux derniers mois de compétition. Au milieu d'un calendrier très dense où toutes les équipes classées devant le Gym figurent encore au programme (Plan-de-Cuques, Chambray, Besançon, Brest et Saint-Amand), la 5e place reste jouable. Qualificatif pour l'Europe, sur dossier uniquement, ce strapontin collerait parfaitement avec le credo d'une certaine Marie Fall, « toujours en quête de faire mieux », après un beau 6e rang pour l'an I de Sébastien Mizoule.