L'Usam Nîmes en crise après sa défaite à Tremblay en Starligue
Crise à l'Usam Nîmes après la défaite à Tremblay

L'Usam Nîmes plonge dans le doute après une lourde défaite à Tremblay

La défaite cinglante de l'Usam Nîmes à Tremblay-en-France (36-29) ce vendredi 13 mars 2026 a profondément ébranlé le club gardois. Cette troisième défaite consécutive en Seine-Saint-Denis a stoppé net la série positive de l'équipe et remet en question ses ambitions européennes pour la saison.

Une position précaire dans le championnat

À l'issue de cette vingtième journée de Starligue, Nîmes pointe désormais à la onzième place du classement avec seulement dix-sept points. La sixième place, synonyme de qualification européenne actuellement occupée par Chambéry avec vingt-deux points, semble s'éloigner dangereusement pour la Green team. Le contenu de jeu proposé à Tremblay n'a pas convaincu, contrastant fortement avec les performances plus engageantes réalisées contre Nantes et Limoges précédemment.

Les joueurs dénoncent un manque d'orgueil collectif

Le pivot Hugo Kamtchop-Baril, auteur de huit buts sur douze tentatives, n'a pas mâché ses mots après la rencontre. "On se repose trop sur nos lauriers quand on est bien, a-t-il analysé avec une colère froide au micro de beIN SPORTS. On pense qu'on a passé des paliers, acquis des choses, mais c'est juste que les matches qu'on a fait, comme contre Nantes, c'est qu'on était des morts de faim, on ne voulait pas passer pour des pinpins, on avait de l'orgueil. Ce soir, on n'a rien et c'est très déplaisant."

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Le demi-centre Lou Derisbourg a abondé dans ce sens : "C'est de la déception, surtout qu'on voulait se rattraper du match face à Limoges. On n'a pas montré un beau visage, on n'est pas fiers de nous." Guéric Vincent a quant à lui souligné la perte de repères collective : "Depuis la semaine dernière, on perd nos repères, on ne retrouve pas trop notre ADN."

Une coupure nécessaire selon l'entraîneur

Face à cette situation préoccupante, l'entraîneur David Degouy reconnaît la nécessité d'une pause régénératrice. "La coupure va être nécessaire pour tout le monde", a-t-il assuré, tout en maintenant un discours volontariste pour la fin de saison.

"On va revenir très fort pour les dix derniers matches, a certifié Degouy. Il reste quand même un tiers du championnat, ce qui n'est pas négligeable. Même si la Coupe de France arrive en avril, la priorité reste le championnat pour terminer le plus haut possible."

Les perspectives européennes s'assombrissent

Pour espérer encore décrocher une place en Coupe d'Europe, Nîmes devra probablement remporter la Coupe de France, ce qui impliquerait de successivement éliminer Nantes en demi-finale, puis le PSG ou Montpellier en finale. Une tâche particulièrement ardue au vu des récentes performances.

Le collectif nîmois se trouve donc à un tournant de sa saison, confronté à des interrogations tant sur le plan mental que tactique. Les dix dernières journées de championnat détermineront si l'équipe parvient à retrouver son identité et son orgueil caractéristiques, ou si cette défaite à Tremblay marque le début d'une fin de saison décevante.

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