Violence des supporters à Locminé : les Girondins de Bordeaux condamnent des agissements inacceptables
Le club bordelais a condamné des agissements inacceptables après les incidents provoqués par des supporters, dont des Ultramarines, à la suite de la rencontre à Locminé samedi. Ces événements violents ont terni l'image des Girondins, pourtant en quatrième division (National 2), et soulignent les défis récurrents liés à une frange d'ultras.
Un épisode de violence dans un stade breton
Ce samedi 4 avril à Locminé dans le Morbihan, environ 500 supporters bordelais avaient fait le déplacement de 500 kilomètres, malgré les espoirs de montée en Ligue 3 qui s'amenuisent. Une trentaine de minutes après la fin du match, une vingtaine d'individus, transportés en mini-bus, sont revenus devant l'entrée principale du stade du Pigeon Blanc, après être sortis accompagnés par la sécurité.
Ils sont entrés de nouveau dans l'enceinte, déclenchant des échanges de coups qui ont bousculé des jeunes du club local, des familles et une personne âgée. Un individu, en sang, a dû trouver refuge dans le chapiteau des partenaires. Les blessures, légères, ont été prises en charge par la Sécurité civile.
Les réactions et le contexte des incidents
La Saint Co Locminé a déploré des agressions dans un communiqué. Le président Hervé Laudic a exprimé sa déception : C'est dommage, car ça ternit l'image des Girondins et du sport. Nous étions contents de les recevoir. Aucune plainte n'avait été déposée ce dimanche, et le club local ne portera pas plainte, malgré les faits.
Les Girondins de Bordeaux ont publié un communiqué condamnant fermement ces agissements. Les dirigeants ont pris contact avec la Préfecture de Nouvelle-Aquitaine pour d'éventuelles sanctions. Les Ultramarines, groupe de supporters bordelais avec un millier d'adhérents, n'ont pas souhaité commenter.
Une multiplication des incidents en 2026
Ces événements s'inscrivent dans une série d'incidents récents :
- Samedi 28 mars, une bagarre isolée a eu lieu sur le parvis du stade Atlantique contre Chauray, impliquant des Ultramarines et un sympathisant du Virage nord.
- Il y a deux semaines, le club a décidé de ne plus reconnaître la North Gate, un autre groupe ultras, après la condamnation de deux membres pour l'agression d'un Ultramarine le 25 janvier.
- Quelques heures plus tôt, un affrontement avait eu lieu sur une aire d'autoroute au retour d'un match à Granville.
Les UB87, groupe généralement non violent et impliqué dans l'action sociale, ont parfois été acteurs de confrontations avec des groupes rivaux, comme à Marseille, Nantes, Montpellier ou Metz en juin 2024. Dans le football amateur depuis dix-huit mois, les déplacements s'étaient passés sans heurt majeur, jusqu'à samedi.
Ce feuilleton de la violence continue de hanter les Girondins, même en division inférieure, mettant en lumière les défis de gestion des supporters ultras et l'impact sur la sécurité et l'image du sport.



