UBB : une défense héroïque pour éteindre Bath et filer en demies
UBB : défense héroïque contre Bath

Si l’UBB est réputée pour son pouvoir offensif, son abnégation en défense a largement contribué à éteindre Bath, ce dimanche au Stade Atlantique. Face à la deuxième meilleure attaque de la compétition, l’Union Bordeaux-Bègles savait qu’elle aurait fort à faire en défense. Elle n’a pas été déçue. Elle a certes encaissé quatre essais, mais l’un a été inscrit après la sirène quand la qualification était déjà acquise. Elle a surtout écœuré et épuisé les joueurs de Bath, qui se sont heurtés à un mur le plus clair du temps qu’ils ont passé dans les 22 mètres girondins.

La séquence de cinq minutes en début de seconde période est éloquente : les Anglais ont fini par marquer, quand Louie Hennessey a réussi à allonger son bras pour déposer le ballon sur la ligne, mais avant ça, ils ont tapé, encore et encore, sans franchir le rideau dressé par les locaux. « Cette action nous a fait douter. On a fini par se résoudre à écarter le ballon car on ne passait pas, ils ont vraiment super bien défendu », soupirait Charlie Ewels, le deuxième ligne de Bath.

En première période, déjà, l’UBB a su plier sans trop rompre, face à un adversaire qui l’a souvent cantonnée dans son camp. À la mi-temps, nombreux étaient les joueurs à dépasser les dix plaquages. Marko Gazzotti, sans doute en lice pour le trophée d’homme du match, a été remplacé dès la 52e minute, mâché par les 16 plaquages qu’il avait assénés, les déblayages et les contests à n’en plus finir. Lui et ses coéquipiers ont terminé avec seulement sept pénalités concédées, et trois touches volées.

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100 plaquages de plus

« La défense est un secteur fondamental, rappelait le manager Yannick Bru. Montpellier avait marqué deux essais sur leurs deux possessions dans nos cinq mètres. Vous avez vu l’engagement de notre équipe devant la ligne, la répétition des percussions de Bath… Il y avait un niveau de bravoure et d’engagement que les gars ont réussi à aller chercher. Je suis très fier de ça. C’est vrai qu’on a très bien défendu. Chaque joueur a donné son corps à l’équipe. »

L’Union a infligé 100 plaquages de plus que Bath, a terminé à plus de 90 % de réussite dans cet exercice, contre 76 % seulement pour les champions d’Angleterre. Les trois-quarts s’y sont mis aussi, à l’image d’Arthur Retière et Maxime Lucu, chacun auteur d’un grattage, de Louis Bielle-Biarrey, très précieux par ses retours, et de Matthieu Jalibert, qui a fait tomber onze adversaires en autant de tentatives, nouvelle confirmation de ses immenses progrès dans ce secteur.

Bath a fini le match en dominant la possession (58 %) et l’occupation (54 %). Pour un butin bien maigre. À la mi-temps, les hommes de Johann van Graan étaient entrés six fois dans les 22 mètres bordelais : douze points inscrits. En quatre entrées, l’UBB avait scoré le double. Il n’y a pas mieux pour saper le moral d’un adversaire. Et pour s’ouvrir la voie vers un affrontement avec le Leinster. Le demi-finaliste qui encaisse le moins de points par match dans cette édition de Champions Cup.

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