La séance de jeudi a été à l’image de beaucoup d’autres ces derniers jours : pleine de rage et d’engagement sur le terrain, avec des contacts parfois à la limite. « L’intensité, c’était presque choquant », glisse un Toulonnais. Deux choses différaient pourtant un peu : l’horaire avancé en plein après-midi et la présence des caméras de la télévision locale. Cela n’a guère perturbé un groupe toulonnais en mission dans cette fin de saison.
Deux tableaux à jouer
Avant de reprendre la course aux play-offs de D1, le Toulon métropole futsal a une demi-finale de Coupe nationale à disputer ce samedi 25 avril à 20 heures. Une affiche de gala face à l’ogre lavallois, qui reste sur trois doublés coupe-championnat, série en cours. « C’est un match facile à préparer, sourit Sergueï Padalinski. C’est la guerre à chaque entraînement. La motivation est là. Le groupe est au complet et tous les joueurs travaillent à 200 %, avec de l’envie, de l’intensité. Le plus dur pour moi, c’est qu’il va falloir en enlever trois de la feuille de match. »
Un adversaire redoutable
Le coach devra aussi réussir à canaliser ses troupes au moment de défier Laval. Un adversaire qui ne réussit pas aux Toulonnais – en même temps, il ne réussit à personne sur le sol français. Quoique. Hugo Ramada se souvient que son ex-équipe de Goal FC avait accroché deux fois l’Étoile il y a deux ans. « On n’avait pas perdu ! Mais il faut être à 100 %, que tous les joueurs soient dans un bon jour et qu’eux soient dans un mauvais. Ne pas faire d’erreur et avoir un peu de chance aussi », confie le fixe portugais du TMF.
Cadre d’une défense quasi imperméable, celui-ci a retrouvé les terrains samedi dernier après cinq semaines d’absence liées à une blessure à l’épaule. Il a donc encore plus faim d’en découdre. « Je suis prêt pour aider l’équipe, on l’est tous. C’est un match important parce que Toulon n’est jamais allé en finale de coupe ! Notre série de victoires nous donne confiance et en général, on fait de bons matches face à Laval (battus 5-1 et 4-2 en championnat en ayant donné l’impression de pouvoir faire mieux). Après, quoi qu’il arrive, on changera de mentalité pour aller chercher les play-offs. »
Laval, l’ogre au sommet
Laval, insatiable leader de D1, est déjà assuré de participer aux play-offs. Avec ses internationaux français (Mohammed, Mouhoudine...) et marocains (El Mesrar, Bakkali), reste à savoir quelle place il va accorder à cette Coupe de France. Ce, à quinze jours de peut-être rentrer un peu plus dans l’histoire du futsal tricolore, avec sa participation au Final Four de la Ligue des champions. Alors, Messieurs ! ne serait-il pas temps de laisser une petite part du gâteau aux autres ? Aux Toulonnais de tout faire pour aller la dévorer.



