Vice-championne de France de CSO avec un cheval à 5 000 euros
Vice-championne de France de CSO avec un cheval à 5 000 euros

Stéphanie Isoart, cavalière amateur de 32 ans originaire de Peillon, dans l'arrière-pays niçois, a décroché le titre de vice-championne de France de concours de saut d'obstacles (CSO) lors des championnats organisés au Mans les 17, 18 et 19 juillet. Elle a réalisé cette performance avec des moyens financiers limités, son cheval ayant été acheté pour seulement 5 000 euros, alors que certains de ses concurrents montaient des chevaux valant entre 150 000 et 200 000 euros.

Une performance remarquable malgré un budget restreint

Dans le monde de l'équitation, la réussite est souvent conditionnée par des moyens financiers importants. Stéphanie Isoart, technicienne de prestations à la Caisse primaire d'assurance maladie, a dû surmonter de nombreux obstacles pour en arriver là. « J'ai affronté des cavaliers qui montaient des chevaux déjà dressés et habitués à des épreuves d'un niveau supérieur au mien. Ce sont des chevaux qui peuvent valoir 150 000 ou 200 000 euros. De mon côté, j'ai acheté mon cheval pour 5 000 euros et c'est moi qui l'ai formé et fait progresser », a-t-elle expliqué.

Cette victoire, elle la doit à une préparation assidue et à une complicité exceptionnelle avec sa jument, qu'elle décrit comme « une fusion ». Son coach, qui l'a soutenue aux Écuries du Centre Équestre des Preisses, lui a dit : « Tu n'as rien enlevé à personne, tu en es là aujourd'hui grâce à toi ». Une reconnaissance qui la remplit de fierté : « Je trouve ça magnifique ».

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Des stratégies pour pallier les coûts élevés

Les dépenses liées à la pratique de l'équitation en compétition sont nombreuses : essence, péage, logement, frais de participation, alimentation du cheval, vétérinaire... Pour y faire face, Stéphanie Isoart a dû travailler et a également reçu une aide de 1 000 euros de la mairie de Blausasc, spécifiquement pour les championnats de France. Cette aide a été précieuse pour financer sa participation.

Malgré ces contraintes, elle a su tirer son épingle du jeu et prouver que les barrières financières ne sont pas une fatalité. Son parcours démontre qu'avec de la détermination et du travail, il est possible de rivaliser avec des cavaliers mieux lotis.

Un avenir prometteur après ce titre

Fort de ce titre de vice-championne de France, Stéphanie Isoart espère désormais engranger une dynamique vertueuse. Son objectif : participer aux meilleurs concours de France et continuer à progresser. Cette réussite pourrait ouvrir de nouvelles portes et lui permettre de bénéficier de davantage de soutiens, financiers ou logistiques.

Son histoire inspirante montre que le talent et la persévérance peuvent primer sur les moyens financiers. Elle incarne une certaine forme d'équitation amateur, loin des sommets financiers du circuit professionnel, mais riche en passion et en abnégation.

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