Toulon futsal : après l'exploit, place aux play-offs
Toulon futsal : après l'exploit, place aux play-offs

En termes d'émotions, d'intensité et d'enjeu, ce Toulon - Laval (2-1) du week-end dernier restera dans les mémoires du club. Nito, l'ailier aux cheveux tressés, qui boucle sa neuvième année dans le Var, place même ce match dans son top 3, avec la demie et la finale de D1 en 2019 (succès contre Nantes et Access).

« Toulouse, c'est aussi une finale »

Oui mais voilà, la saison est loin d'être terminée et le TMF doit vite retrouver des cannes et se remobiliser pour la suite. À commencer par la réception de Toulouse ce samedi après-midi (16 h 30 au palais des sports de Toulon) dans le cadre de la 19e journée de Division 1.

« On n'a encore rien fait ! Je l'ai répété à chaque entraînement cette semaine : il faut oublier cette demi-finale de coupe et retrouver de la motivation », plaide Sergueï Padalinski. « Toulouse, c'est aussi une finale : si on ne prend pas trois points, c'est presque fini pour nous. Il faudra que je trouve les bons mots avant le match pour qu'on continue avec la même envie, la même intensité », ajoute-t-il.

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« On n'a encore rien gagné ! »

Le coach du TMF a retrouvé son groupe « encore très haut » lundi et a dû « faire redescendre tout le monde ». Pour ça, il a pu compter sur l'aide des cadres, comme Nito. « Samedi soir (le 25 avril dernier, NDLR), chez moi, j'étais content. Mais je suis passé directement à la suite. J'ai écrit au groupe : "Les gars, on n'a encore rien gagné !" Alors oui, on a éliminé une équipe qui ne perdait pas (1), on va jouer une finale historique pour le club (et pour moi), et il fallait célébrer, raconte l'ailier cap-verdien de 42 ans. On a gaspillé beaucoup d'énergie, parce qu'on a tout donné mais, mentalement, on est tous focus sur le match à venir. On est prêts. »

D'autant plus qu'une victoire comme celle-là « donne beaucoup de confiance » et « encore plus de motivation », reprend Nito, qui trouve son équipe au top depuis deux mois. Toulon reste ainsi sur huit succès sur dix en 2026, coupe et championnat confondus. Il arrive lancé comme une fusée au meilleur moment, dans le sprint final pour les play-offs et un combat à distance avec Goal FC. Le tout, avec un groupe au complet. Et même s'il laisse de l'influx avec sa manière de défendre assez énergivore, il peut voir venir.

« Nos adversaires ont vu qu'on peut battre n'importe qui »

Il a en outre fait passer un message en s'offrant Laval. Celui que martèle Padalinski, presque en vain, depuis trois ans : « On peut battre n'importe quelle équipe. Nos adversaires l'ont vu et ça leur fait mal. » Les Toulousains, qui n'ont plus rien à jouer, eux, peuvent s'accrocher à cette stat un peu dingue : ils n'ont perdu qu'une seule de leurs huit dernières confrontations avec Toulon. Voilà une autre raison de ne pas prendre ce match d'après à la légère.

1. Laval a remporté les trois dernières éditions de la Coupe nationale. Et a subi sa deuxième défaite de la saison à peine après un match de Ligue des champions contre Palma (1-2)... son prochain adversaire en demi-finale de la compétition.

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