Ton Pote Gillian se confie avant le Crunch Creator de rugby à Bordeaux
Ton Pote Gillian prêt pour le Crunch Creator à Bordeaux

Un créateur de contenu varois au Crunch Creator

Connu pour ses formats humoristiques sur les réseaux sociaux où il cumule des millions de vues, le Varois Gillian Mussano sera présent à Bordeaux ce samedi 23 mai 2026 pour la première édition du Crunch Creator, un match de rugby organisé entre créateurs de contenu français et anglais, accompagnés de quelques grands noms de ce sport.

Ce week-end, Gillian Mussano laissera de côté ses courtes vidéos humoristiques pour chausser les crampons aux côtés des anciens pros Mathieu Bastareaud, Sofiane Guitoune, Aurélien Rougerie et François Trinh-Duc.

Natif d’Hyères et résident de La Garde, le créateur de contenu de 34 ans, plus connu sous le nom de Ton Pote Gillian, représentera le Var et la France contre l’Angleterre lors du Crunch Creator, ce samedi 23 mai 2026 à 21 heures, au Stade Atlantique de Bordeaux. Novice avec la balle ovale, il se prépare depuis des mois pour être au rendez-vous de cet événement qui a pris de l’ampleur. Entretien.

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Le stress monte avant le grand jour

Il y aura 40 000 spectateurs à Bordeaux. Comment le rugbyman en herbe que vous êtes vit cela ?

Plus les jours passent, et plus le stress monte. Pour en avoir discuté avec des rugbymen du RCT, je sais qu’il y a énormément de professionnels qui n’ont jamais joué devant autant de personnes. Or à la base, moi, je ne fais pas du tout de rugby, même si j’ai toujours adoré ça. Quand on voit l’événement que ça va être, la première chose à faire est donc d’arriver en respectant ce sport et les 40 000 personnes en tribunes. Car c’est le rêve de beaucoup de pouvoir jouer un tel match. L’objectif, c’était qu’on arrive tous en étant légitimes. Que les gens dans le stade ne se disent pas qu’on vole la place de quelqu’un.

Une préparation intensive

Vous vous êtes donc préparé en ce sens…

J’ai eu la chance d’être très bien reçu par le RCT, qui m’a ouvert les portes du Campus et m’a mis à disposition des joueurs pour pouvoir me faire travailler différents postes. Les conditions étaient juste parfaites. Je me suis aussi pris un préparateur physique depuis trois, quatre mois. Il me permet de me préparer de la meilleure des façons pour pouvoir tenir le plus longtemps possible et bien répondre physiquement. Et puis, j’ai été suivi par un kiné qui m’a aidé à me remettre de ma blessure. Juste avant le premier entraînement collectif, je me suis fait une fissure de 5 cm au niveau d’un tendon à la jambe droite. À un moment donné, j’ai cru que je n’allais pas pouvoir jouer. Au final, ça l’a fait, et j’espère vraiment faire kiffer tout le monde.

Un poste d’avant imposé par l’entraîneur

Quel poste occuperez-vous ?

Au vu de mon gabarit, je pensais plus être à l’arrière. Mais au regard de ceux des autres participants, l’entraîneur Cédric Heymans m’a dit lors de la dispersion des groupes : « Non, non ! Toi, tu vas devant ! ». Du coup, je me retrouve avec les avants… Au grand désarroi de ma femme, qui voulait que j’évite autant que possible les contacts. Mon objectif va être de soulever un maximum d’Anglais (rires).

Des anecdotes sur la préparation

Auriez-vous une anecdote sur votre préparation ?

Lors d’un entraînement à Capbreton, Mathieu Bastareaud s’est un peu amusé avec moi en me plaquant alors que je tenais le sac de plaquage. Il l’a fait, je dirais, à 50 % de ses capacités. J’ai voulu résister, mais c’était peine perdue… Mathieu Bastareaud, je le compare souvent à Adriano de PES 2009 : on va lui passer le ballon, il va faire un tout droit, et c’est finito ! Il vaut mieux l’avoir avec soi pour vivre. (rires) Lui, c’est un arrêt de mort qu’il peut signer. C’est colossal.

Le défi face aux anciens pros

En face, vous retrouverez aussi l’ex-Toulonnais Delon Armitage…

Je sais que ça va être compliqué de le faire tomber, parce qu’il va nous feinter énormément. Mais dans un coin de ma tête, j’ai envie de le mettre au sol. Si ça arrive, je demanderai le changement immédiatement pour éviter les représailles (sourire).

Sur une échelle de 1 à 10, quel serait votre niveau actuel ?

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10 étant le niveau d’un joueur professionnel, on va dire que j’ai commencé à 0 et que je suis peut-être à 1 ! (rires) Quand on voit le niveau en Fédérale 1 déjà… L’écart est tellement énorme. Par contre, si on me note de 1 à 10 par rapport au niveau de l’équipe, je dirai quand même que je dois être à 6 ou 7.

L’ambition de l’événement

Quelle est votre ambition avec cet événement ?

C’était un vrai choix de récupérer des créateurs de contenu qui ne sont pas forcément spécialisés dans le rugby. L’objectif, c’est de ramener des communautés qui n’ont pas toujours l’habitude de regarder cette discipline et de leur faire découvrir un sport vraiment magnifique, avec des valeurs juste fabuleuses. Quand on voit les mecs du RCT avec leurs gabarits énormes, on se dit « Ah, ils pourraient être méchants ». Mais en fait, ce sont les plus gentils. C’est un sport qui mérite d’être encore plus regardé et, si on arrive à convertir ne serait-ce qu’une ou deux personnes, c’est déjà gagné.

Un sérieux sur le terrain

À quel point l’équipe se prend-elle au sérieux ?

On a des moments médias où on est dans le second degré… Mais pas pendant les entraînements. Sur le terrain, on ne plaisantera pas. Ce n’est pas une compétition professionnelle, mais on est quand même là pour représenter la France devant 40 000 personnes. On porte les couleurs tricolores, donc on ne prend pas ça à la rigolade ou à la légère. L’objectif, c’est de faire kiffer les gens, mais c’est aussi et surtout la victoire.

Le trac et l’après-match

Vous avez déjà performé en public… mais dans votre domaine. Est-ce que ce sera votre plus grand trac samedi ?

C’est clairement la fois où je vais avoir le plus le trac de ma vie. Là, on n’est pas un invité parmi un panel. Les gens viennent pour nous voir, nous. Et puis, il y a le poids de ce maillot qu’on va porter. Le stress est énorme. Il va falloir qu’on se mette dans une bulle.

N’avez-vous pas peur de finir dans le zapping ?

(Il se marre) La peur est pour l’après ! On va être dans un moment d’euphorie, mais quand le match sera passé, que le soufflé va retomber, je pense que ça va faire bizarre à tout le monde. Après, oui, on veut aussi créer de beaux highlights. Je n’ai pas envie de passer dans le zapping ! Mais ce que j’aimerais avant tout, c’est réussir à faire tomber des mecs qui font 20 ou 30 kg de plus que moi, juste pour montrer que ce n’est pas le poids qui compte. Et surtout que ce n’est pas parce qu’on a 34 ans et qu’on démarre une aventure avec une blessure qu’on ne peut pas arriver le jour du match en étant déterminé pour soulever des Anglais à la pelle (sourire) !

Le soutien familial

Votre femme et votre fils seront-ils devant la rencontre ?

Elyo sera avec ses grands-parents, parce qu’avec tout ce bruit et ce monde, on n’a pas envie que ça le traumatise. Par contre, ma femme sera bien présente dans les gradins et, à l’écouter, j’ai l’impression qu’elle va vouloir descendre sur le terrain pour mettre une patate à la première personne qui va me toucher. J’ai donc mis autour d’elle plusieurs personnes de confiance pour la retenir et éviter qu’elle intervienne au premier moment où je serai en difficulté.