Steve Shamal, le retour aux sources des Girondins de Bordeaux
Recruté l'été dernier pour apporter sa touche offensive sur le front gauche, Steve Shamal a finalement tourné la page de sa blessure au genou qui l'avait handicapé depuis le début de l'année. Formé à Bordeaux avant de parcourir le monde, le joueur est rentré au bercail avec l'ambition de briller. Entré en jeu lors du match à Angoulême, ce facteur X des Girondins, auteur de 5 buts et 9 passes décisives toutes compétitions confondues, postule désormais à une place de titulaire pour la réception de Poitiers, prévue samedi à 18 heures.
Une première saison prometteuse malgré des ajustements
Interrogé sur son bilan, Steve Shamal se montre satisfait : « Honnêtement, je trouve qu'elle est bonne. Quand j'ai signé, je n'avais plus joué depuis un an et demi, il a fallu retrouver le rythme et les automatismes avec les coéquipiers. Une fois cela acquis, j'ai réalisé des matchs intéressants, même si je dois améliorer ma finition. Je suis quelqu'un qui aime faire une belle passe, mais je n'ai pas encore cet esprit tueur. C'est un point sur lequel je travaille pour franchir un nouveau cap. »
Un parcours marqué par une formation bordelaise précoce
À seulement 13 ans, en 2009, Steve Shamal intègre le centre de formation des Girondins. Le jeune francilien explique son arrivée : « J'avais été repéré lors d'un tournoi avec mon club de Bonneuil-sur-Marne. En finale, on avait gagné 14 à 2, et avec Kevin Zinga, on avait marqué sept buts chacun. Avant Bordeaux, j'ai participé au Mondial Pupilles de Plomelin, avec 82 équipes, où j'ai inscrit dix buts en finale. Les Girondins m'ont alors proposé un contrat de cinq ans. Le jour de la signature, le club venait de recevoir le trophée de champion de France, et j'ai pu prendre une photo devant avec ma mère ! »
Des idoles qui inspirent sans obsession statistique
Steve Shamal avoue ne pas avoir eu d'idoles précises dans son enfance : « Ma famille n'était pas très football. Je jouais d'abord pour le plaisir avec les amis. J'admirais Thierry Henry pour son enroulé, et Patrick Battiston me comparait souvent à lui. J'appréciais aussi Franck Ribéry pour sa capacité à éliminer, ou des créateurs comme Eden Hazard. Je ne me suis jamais focalisé sur les statistiques, car le foot reste avant tout un jeu. Un beau dribble pour créer un décalage me procure autant de sensations qu'un but. »
Un retour aux Girondins motivé par un nouveau défi
Avec près de 90 matchs en Ligue 2 et une cinquantaine en National, Steve Shamal explique son choix de signer en N2 avec les Girondins en 2025 : « J'avais mal vécu la période précédente, avec des blessures et des situations compliquées. J'ai même éprouvé du dégoût pour le foot. Je ne voulais pas jouer en Ligue 2 ou en National juste pour y être. L'opportunité Bordeaux est arrivée via l'UNFP, et ce challenge d'écrire une nouvelle page pour le club m'a excité. C'est un retour réconfortant à la maison, car ne pas signer pro ici plus tôt m'avait fait mal. Je n'ai pas hésité longtemps. »
Des ambitions tournées vers l'avenir et la montée
À 30 ans, Steve Shamal envisage l'avenir avec sérénité : « Je veux profiter au maximum des prochaines années en restant au top. Après, peut-être agent, coach adjoint ou directeur sportif, mais toujours dans le foot. Cela fait 17 ans que je suis dedans, c'est ma passion. Pourquoi m'inventer une autre vie ? Je rêve d'une montée en National avec les Girondins l'an prochain. Tous les matins, je me réveille avec la banane pour ça. La mayonnaise a pris, on est sur une bonne lancée, mais rien n'est fait. Il faut continuer sans rien lâcher. »
Un hommage historique pour la réception de Poitiers
Pour célébrer la rencontre contre Poitiers, les Girondins de Bordeaux rendent hommage au 30e anniversaire du match légendaire Bordeaux - Milan de 1996 (3-0). Une série d'animations est prévue dès l'avant-match au stade Atlantique, avec le coup d'envoi donné par François Grenet, président de la Ligue Nouvelle-Aquitaine, qui avait participé à ce match historique pour le club.



