Squillaci : « Les Espagnols nous craignent » avant France-Espagne
Squillaci : l'Espagne nous craint avant la demi-finale

Sébastien Squillaci, ancien défenseur international français (21 sélections entre 2004 et 2010) et ex-adjoint de Francesco Farioli à l’OGC Nice, livre son analyse avant la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l’Espagne, prévue ce mardi à 21 heures. Selon lui, les Bleus ont les armes pour s’imposer face à une Roja qui « nous craint ».

Un match ouvert et prometteur

« C’est un match très excitant que je vois très ouvert entre deux équipes qui aiment jouer au football, ressortir de derrière par des passes courtes, faire du jeu combiné », explique Squillaci. Il anticipe des espaces que la France pourrait exploiter : « Il y aura des espaces et je pense qu’on peut leur faire très mal là-dessus. » L’Espagne n’a encaissé qu’un seul but depuis le début du tournoi, mais le potentiel offensif français est jugé « énorme ».

Un avantage psychologique pour les Bleus

« Je vois la France sortir vainqueure de ce match », affirme-t-il, tout en reconnaissant les aléas possibles : « On n’est bien sûr pas à l’abri d’un carton rouge, d’une méforme, mais si on est à notre niveau, je nous vois meilleurs individuellement et collectivement. » Il relativise les récentes défaites françaises face à l’Espagne : « J’ai entendu le sélectionneur espagnol évoquer les deux dernières confrontations qu’ils ont gagnées. Pour moi, ça n’aura aucun impact. La Roja nous craint pour tout ce qu’on a montré dans ce Mondial. » Squillaci insiste sur l’avantage psychologique français, qui a notamment « fait déjouer le Maroc au tour précédent ».

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Les clés tactiques : compacité et vigilance

Pour contrer le jeu de mouvement espagnol, Squillaci recommande une défense compacte et une communication constante : « Quand l’Espagne aura le ballon, il sera très important de réduire les espaces, être compact et bien communiquer. Les Espagnols sont tout le temps en mouvement. Quand ils sont touchés entre les lignes, ou qu’ils ont le temps de se retourner, c’est là où ils sont dangereux. » Il identifie Dani Olmo comme un joueur clé à limiter : « Il faudra notamment limiter l’influence de Dani Olmo qui est un joueur que j’aime beaucoup. » Quant à Lamine Yamal, « il ne fait pas un grand Mondial mais ça restera un gros test pour Lucas Digne ».

Un goût d’inachevé en cas d’élimination

« Être éliminé contre l’Espagne aurait quand même un goût d’inachevé au vu de nos qualités, même si ça n’enlèvera pas le plaisir qu’on a pris à voir évoluer cette équipe. Ça va se jouer à pas grand-chose, il faudra être efficace », conclut Squillaci, confiant dans les chances tricolores.

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