Le Sporting Toulon n'a pas le droit à l'erreur ce samedi 16 mai à 18 heures face à Bobigny, un concurrent direct au maintien en National 2. Une défaite serait fatale pour les Toulonnais, qui devront également surveiller les résultats des autres terrains en cas de match nul.
Un contexte sous tension
« Les grandes choses naissent aussi dans la difficulté », avait déclaré Bafétimbi Gomis lors de sa visite à Mercheyer il y a quelques semaines. Cette phrase résonne particulièrement alors que le suspense est maximal pour cette 30e et dernière journée du groupe C. Toulon se trouve dans une équation à trois inconnues, mais peut compter sur sa meilleure série de la saison : 7 points pris sur 9 possibles. Pour espérer se maintenir, il faut impérativement battre Bobigny ce samedi soir au stade Bon-Rencontre, afin de prendre le dessus sur un adversaire qui avait égalisé au match aller dans les derniers instants (1-1).
« Il n'y a pas de calcul à faire : seule la victoire compte », insiste l'entraîneur toulonnais Ghislain Anselmini. Pourtant, les calculatrices pourraient être de sortie à l'issue de cette dernière journée. En cas d'égalité de points, Toulon devancerait Fréjus/Saint-Raphaël, qui reçoit Grasse, au goal-average particulier, mais pas Saint-Priest, qui se déplace à Perruc. Même en cas de succès, les hommes d'Anselmini pourraient se retrouver quatorzièmes et devoir disputer un mini-championnat face aux autres quatorzièmes des groupes A et B.
Un bilan à domicile famélique
Le Sporting devra remplir sa part du contrat et prier. Le défi est de taille, car le bilan à domicile est famélique avec seulement quatre victoires en quatorze rencontres (Grasse, Andrézieux-Bouthéon, Cannes, Rumilly-Vallières). L'équipe pourra s'appuyer sur le sang-froid de son buteur Abdoulaye Diallo, auteur de 14 réalisations cette saison, dont trois buts décisifs lors des derniers matchs à Fréjus/Saint-Raphaël (1-0) et à Saint-Priest (2-2). Cependant, la solidité défensive reste le point faible avec 47 buts encaissés.
Un appel aux supporters
L'ambiance promet d'être chaude, les supporters les plus fervents ayant appelé à la mobilisation générale. « C'est le match de la saison et nous avons besoin de leur soutien », lance Anselmini, rappelant « l'atmosphère exceptionnelle » lors de la victoire contre Cannes (4-2) en avril. « Il faudra surtout bien gérer les temps forts, les temps faibles et ne pas faire n'importe quoi, d'autant que Bobigny est difficile à bouger au niveau athlétique », ajoute le technicien, qui est en passe de réussir son opération commando.
Il reste 90 minutes pour faire basculer cette saison – décevante, difficile et stressante – du bon côté. Le Sporting Toulon joue son avenir ce samedi.



