La CAF déchoit le Sénégal de son titre africain, le Maroc salue une décision « méritée »
Sénégal déchu par la CAF, le Maroc applaudit, recours au TAS

La décision controversée de la CAF provoque une tempête footballistique

La décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) de déchoir le Sénégal de son titre continental continue de susciter de vives réactions et des développements juridiques majeurs. Ce jeudi, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a officiellement annoncé qu'elle allait saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne, la plus haute juridiction sportive mondiale, pour contester cette décision historique.

Le Maroc célèbre une victoire « méritée » selon son nouveau sélectionneur

Dans le camp adverse, le nouveau sélectionneur belgo-marocain de l'équipe nationale marocaine, Mohamed Ouahbi, a exprimé sa satisfaction lors de la présentation de sa première liste de joueurs pour les matchs amicaux à venir contre l'Équateur et le Paraguay. « Je voudrais d'abord féliciter tous les Marocains, le staff, les joueurs et la Fédération pour la bonne nouvelle qu'on a apprise il y a deux jours et qui est méritée », a-t-il déclaré avec conviction.

Le technicien, nommé début mars à seulement trois mois de la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord (du 11 juin au 19 juillet), a toutefois appelé à tourner la page : « La CAF et notre Fédération ont fait ce qu'il y avait à faire. Moi, je m'occupe du sportif. Le plus important, c'est de regarder devant soi. Cette décision fait plaisir à tout le monde [...] mais c'est important de se concentrer sur le présent et le futur. Mon objectif est de rendre l'équipe performante pour la Coupe du monde ».

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Le Sénégal riposte par une offensive juridique déterminée

La Fédération Sénégalaise de Football a adopté une position ferme et résolue face à cette décision qu'elle considère comme profondément injuste. Dans une résolution officielle de son comité exécutif, la FSF a annoncé avoir donné mandat à ses avocats pour saisir le Tribunal Arbitral du Sport et a affirmé : « La FSF usera de tous les moyens légaux, institutionnels et juridictionnels possibles pour faire valoir ses droits et rétablir l'équité sportive ».

Plus significativement encore, la fédération sénégalaise a réaffirmé sans ambiguïté : « La FSF réaffirme sans équivoque que l'équipe nationale du Sénégal est l'unique et véritable vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations 2025, un titre acquis de droit sur le terrain ».

Les racines d'une controverse qui remonte à la finale de janvier

Le jury d'appel de la CAF a déclaré mardi le Sénégal « forfait lors de la finale » du 18 janvier à Rabat, remportée 1-0 après prolongation par les Lions de la Teranga. La décision controversée stipule que « le résultat étant homologué sur le score de 3-0 » en faveur du Maroc.

Cette sanction fait suite aux événements tumultueux de la finale, où plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc au bout du temps additionnel de la seconde période, après consultation de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), alors que le score était de 0-0. Le jeu avait finalement repris après un quart d'heure de confusion et de tension extrême, avec des supporters sénégalais lançant des projectiles et tentant d'envahir le terrain.

L'ailier marocain Brahim Diaz avait ensuite manqué son penalty avant que le Sénégal ne s'impose finalement sur un but de Pape Gueye durant la prolongation, semblant ainsi décrocher le titre continental.

L'affaire prend une dimension diplomatique et politique

La controverse a désormais dépassé le cadre purement sportif pour prendre une tournure diplomatique significative. Le gouvernement sénégalais a réclamé mercredi l'ouverture d'une enquête internationale « pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF », où l'influence marocaine est régulièrement pointée du doigt par plusieurs observateurs du football africain.

Face à ces accusations graves, le président de la Confédération Africaine de Football, Patrice Motsepe, s'est immédiatement défendu en assurant qu'aucun pays d'Afrique n'était traité de manière « préférentielle », tout en louant « l'indépendance » des instances disciplinaires de l'organisation continentale.

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Cette affaire sans précédent dans l'histoire du football africain continue donc de faire des vagues, avec désormais des recours juridiques internationaux, des implications diplomatiques et des divisions profondes au sein du paysage footballistique continental, alors que la Coupe du Monde 2026 approche à grands pas.