Défaite amère pour Saint-Delphin en finale du Trophée Coupe de France
Saint-Delphin s'incline en finale du Trophée Coupe de France

Plombée par son inefficacité et submergée par la vague de Lamboisières-Martin (78-65), la troupe villenavaise a échoué hier soir à l’Accor Arena dans sa quête d’un trophée historique. La formation de l’AS Saint-Delphin ne sera pas la deuxième équipe du sud-ouest, après l’US Orthez en 2019, à inscrire son nom au palmarès du Trophée Coupe de France, réservé aux clubs amateurs.

Un dernier quart-temps fatal

Il a manqué un brin de souffle dans le dernier quart-temps, de maîtrise offensive et aussi d’expérience dans cet écrin pas banal de l’Accor Arena et devant plus de 5 500 spectateurs, pour bousculer la hiérarchie. Rattrapées par leur nervosité et incapables de tenir le rythme endiablé du club du Maine-et-Loire sur le final, les Louves, qui tournaient en championnat à une moyenne de 77 points, n’ont pas fait mieux que d’inscrire 65 points.

« C’est toujours difficile de perdre une finale, on aurait pu faire beaucoup mieux mais on a déjoué sur cette finale », soufflait la capitaine Amélie Guillon.

Une ambiance de feu

Dans une finale longtemps cadenassée, où les échecs demeuraient légion et où la nervosité a longtemps fait planer un doute sur le nom du vainqueur, Lamboisières-Martin a été la seule équipe à lâcher les chevaux, dans le dernier quart-temps pour ainsi célébrer ce titre inédit avec ses 1 000 spectateurs venus pour l’occasion.

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Du côté des Girondines, ils étaient plus d’une centaine à encourager une équipe, qui même si elle jouait à l’envers dans le premier quart-temps, s’en sortait indemne. Leur solidité défensive et surtout la frilosité de son adversaire au tir leur permettaient de virer en tête (9-14, 9e). De plus en plus aérienne, à l’instar d’Anaïs Courta dans tous les bons coups (9 rebonds), la formation villenavaise prenait de l’épaisseur et du volume (19-19, 14e ; 29-32, 19e). La capitaine Amélie Guillon impeccable sur la ligne des lancers francs et un turnover qui marchait à plein régime offraient quelques garanties et matérialisaient leur montée en puissance (39-43, 27e).

Plus d’essence dans le moteur

Alors que les deux formations ne se lâchaient pas d’une semelle (47-47, 31e) annonçant un money-time brûlant, la formation girondine était la première à craquer. Et pas qu’un peu. En effet, l’AS Saint-Delphin ne trouvait pas les remèdes à ces maux, se précipitant au tir, laissant son adversaire se libérer à longue distance, si bien que le sort de la rencontre leur échappait (64-51, 34e).

Le cœur n’y était plus pour les Louves, qui sans ressort et sans réaction, abdiquaient définitivement (75-59, 38e) : « On n’a pas réussi à sortir la tête de l’eau au moment de ce temps-fort adverse. Notre défaite est logique », relevait l’entraîneur Mathieu Peymirat. Le rêve est passé et laisse évidemment un goût d’inachevé d’une saison qui restera plus que réussie avec une 4e place pour son retour en N1.

La feuille de match

Lamboisières-Martin 78 - Saint-Delphin 65
Lieu : Paris (Accor Arena) | Spectateurs : 5 500 | Arbitres : MM. Sohier et Tripoteau | Quart-temps : 11-14, 18-18, 18-13, 31-20.

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  • LAMBOISIÈRES-MARTIN : Picault (17 points), Gaillard (10), Brossais (15), Charrier (16), Laure (9) puis Ricoul (1), Huchon (2), Bammez (7).
  • SAINT-DELPHIN : Obrien (6), Dubrasquet (3), Courta (7), Guillon (14), Traoré (17) puis Clarac (6), Mehadji (2), Gomis (6), Heyman (4).