Royan Atlantique Volley-ball : défaite mais titre en vue et adieu à Dada
Royan Volley : défaite mais titre en vue et adieu à Dada

Battu samedi 2 avril par Grand Nancy, le Royan Atlantique Volley-ball (RAVB) doit encore gagner son dernier match à Reims pour valider le titre de Ligue B et la montée en Ligue A. Mais le public n’a pas tenu rigueur aux joueurs lors de ce dernier match à domicile raté. Même après la défaite du soir, samedi 2 mai, Patrick Marengo n’avait pas perdu le sourire qui ne le quitte plus depuis son élection à la présidence de la communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara).

Un soutien financier crucial

Rassurant pour le Royan Atlantique Volley-ball, dont le président et désormais ex-joueur David Guelle a obtenu un soutien financier auprès du précédent président de la Cara Vincent Barraud. Pas encore du niveau de l’appui inédit de la Ville de Royan à l’un de ses clubs sportifs, 240 000 euros sur l’année civile 2025. Si Patrick Marengo a pris avec le sourire la défaite des Pirates, c’est aussi parce que le maire de Royan et président de la Cara sait que l’accession en élite est moins une question de résultats sportifs – les Pirates ont encore leur destin entre leurs mains – qu’une question budgétaire. David Guelle s’emploie depuis des mois, des années même, à convaincre partenaires privés et institutionnels d’accroître encore leur soutien.

La dernière de « Dada »

Ces considérations, David Guelle les a reléguées quelques minutes à l’arrière-plan, samedi, juste après le match. Joueur professionnel depuis plus de quinze ans, « Dada », pour ses amis, a disputé à domicile, dans cet Espace Cordouan qu’il a transformé en antre de ses Pirates, les dernières minutes de jeu du dernier match de sa carrière. « J’ai le regret de ne pas vous avoir offert la première place dès ce soir, mais merci pour les émotions que vous m’avez fait vivre, que je ne vivrai plus… »

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Une aventure humaine

David Guelle tourne sa propre page sportive. Il sera désormais le président à plein temps d’un pensionnaire potentiellement de l’élite du volley-ball français. Un résultat que « Dada » doit aussi à celui à qui il a confié les clés de l’équipe il y a trois ans, Grégory Alleix, lui-même ancien joueur pro. Lui aussi vivait samedi sa dernière sur le banc des Pirates. Après être passé en trois saisons par tous les états, toutes les situations : du promu surprenant de la première saison au possible champion, en passant par une deuxième saison cauchemardesque dont les Pirates ne se sont sauvés que parce qu’aucun club n’était relégué.

Au-delà de la dimension sportive, Grégory Alleix a retenu de ces trois saisons une aventure humaine et collective, entre joueurs, entre les joueurs et les spectateurs. « On ne gagne pas les salaires des footballeurs. Nous jouons avec nos moyens, avec nos valeurs, aussi, et nous avons réussi à créer une communauté. Et de nos jours, c’est très rare. Il faut le saluer. » Ce qu’ont fait les 1 438 supporteurs des Pirates par des salves d’applaudissements, pendant les minutes qui ont suivi la fin du match. Confirmation d’un état d’esprit, d’un public qui a compris que la défaite du soir ne devait pas gâcher totalement la fête, le dernier match à la maison, ensemble, d’une saison où les spectateurs se sont plus souvent extasiés qu’ils n’ont été déçus.

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