OGC Nice : Rivère appelle à l'union sacrée avant le choc contre Metz
Rivère prône l'union sacrée avant OGC Nice - Metz

Jean-Pierre Rivère, le président de l'OGC Nice, mise sur l'union sacrée pour assurer le maintien en Ligue 1 ce dimanche soir contre Metz, sans passer par les barrages à haut risque face à Saint-Étienne. Dans un entretien, il revient sur la déception après la défaite à Auxerre et l'urgence de la situation.

Un match fondamental pour l'avenir

« Une énorme déception parce qu'encore une fois, quand on reprend le club, on sait qu'on va souffrir jusqu'au bout, qu'on vise le maintien, mais je n'imaginais pas une seule seconde de le jouer sur le dernier match, et n'ayant pas toutes les cartes en main », confie Rivère. « Malheureusement, on ne peut pas revenir en arrière, il faut acter les choses. Ce match contre Metz est fondamental. Et peut-être qu'il y en aura deux autres, ce que je ne souhaite absolument pas. J'aimerais que dimanche nous restions en Ligue 1 pour pouvoir vivre une belle finale de la Coupe de France. »

Le président niçois insiste sur la nécessité du soutien du public : « L'urgence, c'est que tout le monde soit derrière le club jusqu'au bout. Quelles que soient les évolutions du score pendant le match, il faut être là. Malgré les déceptions, les difficultés rencontrées pour aller en finale de la Coupe de France, malgré tout ça, il faut que tout le monde soit solidaire jusqu'à la dernière seconde. Le douzième homme, ce n'est pas quand tout va bien, un douzième homme c'est aussi quand ça va mal. »

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La crainte d'une relégation catastrophique

Interrogé sur la possibilité d'une relégation, Rivère ne cache pas son inquiétude : « Le club est déjà en grande difficulté, il est évident que si on descend en Ligue 2, c'est une catastrophe pour le club, pour l'environnement. On en a tous extrêmement conscience. Par contre, si jusqu'au bout on ne se donne pas toutes les chances d'assurer ce maintien, que ce soit dimanche soir ou après, alors là c'est grave. Tout le monde a des craintes. Les joueurs, on peut dire ce qu'on veut sur les joueurs, ils ont les matchs à jouer. S'ils sentent le soutien du public, c'est une force complémentaire. Si ce n'est pas le cas, ça peut être encore plus difficile. On aura le temps après, soit de faire la fête, soit de faire la tête et de s'exprimer. Mais prouvons que nous sommes une famille. On aura le temps de déballer les histoires de famille mais il ne faudrait pas qu'elle craque, certains clubs ont craqué avant le terme. »

Un appel à la solidarité

Rivère évoque également les souvenirs de la saison 2011-2012, où le club s'était sauvé dans les dernières secondes : « La première année quand je suis arrivé au club, fin de saison 2011-2012, on a un dernier match stratégique à Lyon. On perd, on peut descendre. On gagne à Lyon, 4 à 3, avec le soutien de tout le monde. Je pense notamment à René Marsiglia qui nous a sauvés à ce moment-là. On aurait perdu, on serait resté en L1 quand même parce que les autres aussi n'avaient pas eu de bons résultats, mais tout le monde était solidaire jusqu'au bout. Pourquoi ? Parce que le club avait l'habitude de jouer ce genre de choses. Aujourd'hui, on a perdu malheureusement cette habitude et nous sommes devant un fait accompli qui est de dire qu'on joue le maintien. »

Il refuse de commenter le cas de Grégory Lorenzi, annoncé futur directeur sportif de l'OM : « Sur ce sujet, je m'exprimerai au lendemain du maintien. Il s'ajoute malheureusement à d'autres épisodes malheureux. » Quant aux repreneurs potentiels, il indique : « Des gens regardent le dossier. Ça se précise de plus en plus puisqu'il a continué d'avancer. Après, est-ce que ça ira au bout ? Je n'ai pas de réponse là-dessus. Et je ne connais pas l'identité des acheteurs. Ils disposeraient de capacités pour développer le club. Je serais ravi s'il y a effectivement la capacité de passer un cap supplémentaire et de travailler pour sécuriser l'avenir. »

Le président niçois conclut en appelant à l'unité : « Retrouvons l'état d'esprit que nous avions avant ce match d'Auxerre. Et on va se sauver. Sans oublier tout ce qui s'est passé. »

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