Le Real Madrid arrache une victoire poussive contre l'Espanyol grâce à Espi
Real Madrid : victoire poussive, Espi sauve Mourinho

Le Real Madrid a lancé sa saison de Liga par une victoire étriquée (2-1) samedi sur la pelouse de l'Espanyol Barcelone, grâce à un but de Carlos Espi à la 90e minute. Entré en jeu en fin de match, le jeune attaquant espagnol a délivré les Merengues après une ultime percée de Kylian Mbappé dans la surface (90e, 2-1), évitant des débuts ratés à l'entraîneur portugais pour son retour sur le banc madrilène. Malgré cette issue favorable, les doutes persistent sur la capacité de ce nouveau Real Madrid et d'un José Mourinho vieillissant à remplir son rôle de redresseur de torts de la grande époque.

Un but salvateur dans une fin de match brouillonne

L'ex-attaquant de Levante, recruté cet été pour ses qualités de buteur, a été l'éclair d'une fin de match brouillonne. Reconnaissons ici qu'il s'agit d'un bon coaching de Mourinho, qui a insisté pour recruter un vrai neuf au physique de déménageur devant, histoire de le mettre dans la surface lors des matchs compliqués, comme celui de samedi. Pour le reste, si on a vu un Real prometteur dans les intentions pendant une demi-heure, le physique n'a pas permis de donner plus à Cornella.

« Je pense que nous méritions de gagner, mais que l'Espanyol ne méritait pas de perdre, a résumé Mourinho en conférence de presse. Aucun de leurs joueurs n'était à la Coupe du monde et ils jouent ensemble depuis longtemps, cela s'est vu. Nous, nous avons des joueurs encore un peu en dessous physiquement. On manque de jambes pour aller presser », a-t-il concédé.

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Vinicius et la gestion des stars en question

Dénonçant une forme de « harcèlement », le Portugais s'est appliqué à défendre Vinicius, encore une fois maltraité par les adversaires et les arbitres. Une réalité bien commode qui lui a évité de commenter la performance cataclysmique du Brésilien, complètement hors de forme, et dont la prolongation pour 6 ans de plus ressemble à la plus mauvaise décision managériale du XXIe siècle au vu de son manque de complémentarité avec Mbappé, entre autres.

Cela aurait dû conduire Mourinho à le sortir vite fait à l'heure de jeu, mais comme ses prédécesseurs accusés de se coucher face aux grands noms du vestiaire, l'entraîneur portugais a préféré sortir le pauvre Güler, pourtant de loin le footballeur le plus brillant de cette équipe au milieu. Diomandé a attendu son tour une heure, Mbappé, plutôt en jambes malgré une certaine maladresse dans la surface, a été replacé en numéro dix - deuxième attaquant après la sortie de Bellingham, cuit bouilli, et le jeu du Real n'a ressemblé à rien sur la fin de match, en dehors du but d'Espi sorti de nulle part.

Des problèmes de fond qui persistent

Bref, c'est passé pour cette fois, mais les problèmes de fond demeurent. On ne donne pas cher de la peau de José s'il se contente de faire du politiquement correct sur le banc en attendant qu'une de ses stars ne lui sauve la mise en permanence. La victoire ne dissipe pas les inquiétudes sur ce nouveau Real Madrid et la capacité d'un José Mourinho vieillissant à remplir son rôle de redresseur de torts de la grande époque.

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