PSG qualifié pour les huitièmes de Ligue des champions après un nul laborieux face à Monaco
Le Paris Saint-Germain (PSG) a assuré sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, mais au prix d'un match nul laborieux (2-2) contre l'AS Monaco (ASM), mercredi 25 février 2026, au Parc des Princes. Cette performance terne contraste avec les victoires écrasantes du club parisien au même stade la saison précédente, suscitant des inquiétudes quant à sa capacité à défendre son titre européen.
Un match piège et une qualification arrachée dans la douleur
L'entraîneur du PSG, Luis Enrique, a reconnu que le match était « difficile » et « un piège », déplorant « beaucoup trop d'imprécisions » de ses joueurs. Les Parisiens, qui avaient facilement dominé Brest l'an passé, ont cette fois frôlé l'élimination face au huitième de Ligue 1, laissant transparaître un soulagement palpable sur le terrain et dans les tribunes à la fin de la rencontre.
Scénario répété et faiblesses défensives exposées
Le match a suivi un scénario similaire à la première confrontation, avec un début difficile pour le PSG. Maghnes Akliouche a ouvert le score pour Monaco juste avant la pause, mettant les équipes à égalité sur l'ensemble des deux matchs. En seconde période, l'exclusion de Mamadou Coulibaly (58e) a permis au PSG de reprendre l'avantage grâce à des buts de Marquinhos (60e) et Khvicha Kvaratskhelia (66e). Cependant, une égalisation tardive de Jordan Teze (90e+1) et une occasion manquée de Wout Faes ont maintenu la tension jusqu'au bout.
Désiré Doué a admis : « À la fin quand ils ont marqué, on a eu du stress et ça a fait peur. » L'entraîneur de Monaco, Sébastien Pocognoli, a estimé que le carton rouge, qu'il juge « pas mérité », a été « le tournant » du match, tout en exprimant sa fierté face à une prestation « pas inférieure » à celle du PSG.
Lacunes persistantes et défis à venir
Cette performance a mis en lumière des lacunes récurrentes du PSG cette saison, notamment une défense fébrile ayant encaissé sept buts en quatre matchs. Le milieu de terrain, avec Vitinha en baisse de régime, et l'attaque, privée d'Ousmane Dembélé blessé, semblent moins dominants. De plus, l'annonce du renvoi en procès d'Achraf Hakimi pour viol a ajouté une ombre au tableau, bien que le joueur ait reçu le soutien des ultras.
Luis Enrique a concédé : « Bien sûr qu'on veut s'améliorer », une nécessité face aux prochains adversaires en huitièmes de finale, le FC Barcelone ou Chelsea. Malgré sa confiance affichée – « S'il y a une équipe qui est prête pour la suite, c'est nous » –, le PSG apparaît moins redoutable que l'an passé, faisant craindre un printemps européen moins éclatant.



