Le PSG trouve en Monaco le partenaire idéal avant le choc européen
Le Paris Saint-Germain va utiliser son troisième affrontement en trois semaines contre Monaco, vendredi au Parc des Princes, comme une répétition générale pour préparer le duel capital face à Chelsea en Ligue des champions la semaine prochaine. Cette fois, les conditions semblent idéales pour les Parisiens, qui bénéficient d'un calendrier allégé et du retour tant attendu d'Ousmane Dembélé.
Plus d'excuses pour Luis Enrique
L'entraîneur espagnol ne pourra plus invoquer la fatigue ou les blessures pour justifier d'éventuelles contre-performances. Après avoir beaucoup insisté ces dernières semaines sur les problèmes physiques de son effectif pour expliquer la période délicate traversée depuis janvier, Luis Enrique dispose désormais d'une fenêtre de travail précieuse.
Le PSG a bénéficié d'une plage de repos bienvenue après le déplacement au Havre samedi dernier (victoire 1-0), puisqu'il n'a pas disputé la Coupe de France en milieu de semaine, ayant été éliminé en 16e de finale par le Paris FC. Plus stratégique encore, le club a obtenu le report de PSG-Nantes lors de la prochaine journée de Ligue 1, ce qui lui permettra de récupérer sereinement après le match aller contre Chelsea mercredi prochain.
« Quand tu joues tous les trois jours, c'est difficile de travailler car c'est toujours un entraînement post-match, pré-match », a souligné Luis Enrique jeudi. « Mais ce mois-ci sera important pour travailler sur la tactique, les coups de pied arrêtés, les touches, beaucoup de choses qu'on peut améliorer. On a le temps pour travailler, on est contents, c'est différent de ce qu'on a eu par le passé. »
Le retour de Dembélé et la quête de confiance
C'est donc dans un contexte particulièrement favorable que le PSG aborde la dernière ligne droite de sa saison, avec l'ambition de conserver son titre en Ligue des champions tout en maintenant son avance de quatre points sur Lens en championnat. Le retour à l'entraînement mercredi et jeudi d'Ousmane Dembélé, après une nouvelle gêne au mollet dans sa saison en pointillé, complète ce tableau optimiste.
Mais il faudra désormais montrer plus d'envie, de précision et de tonus que lors des dernières semaines, marquées par des performances décevantes :
- Défaite contre le Sporting Portugal (2-1)
- Défaite contre Rennes (3-1)
- Match nul contre Newcastle (1-1) au Parc des Princes
- Prestation poussive au Havre malgré la victoire (1-0)
« Nous avons moins de confiance que d'habitude », a admis avec franchise Luis Enrique après la victoire étriquée en Normandie. L'entraîneur devrait aligner ce qui se rapproche le plus de son équipe type, même si Fabian Ruiz (genou) et João Neves (cheville) restent indisponibles, et que l'état de forme exact de Dembélé suscite encore des interrogations.
Monaco : un sparring-partner de qualité européenne
Lors des deux confrontations récentes en barrage de Ligue des champions, Monaco a offert une résistance inattendue (3-2, 2-2). Le PSG a dû revenir au score puis compter sur une exclusion monégasque lors des deux matchs pour décrocher son billet pour les huitièmes de finale. Cette résistance fait de Monaco l'adversaire idéal pour préparer Chelsea.
De surcroît, la rencontre de vendredi va mettre les Parisiens aux prises avec une équipe en pleine renaissance, qui a pris 13 points sur 15 possibles lors des cinq dernières journées de Ligue 1, se hissant à la 7e place du classement.
« Monaco a beaucoup de joueurs de qualité individuelle, leurs attaquants ont un niveau similaire aux nôtres. Quand ils ont le ballon, c'est difficile de défendre », a témoigné Luis Enrique, conscient de la qualité de l'adversaire.
Mais attention à ne pas répéter les erreurs d'un passé récent : Lens, qui reçoit la lanterne rouge Metz dimanche, n'attend qu'un faux pas parisien pour combler une partie de son retard de quatre points au classement. Ce match contre Monaco représente donc bien plus qu'une simple rencontre de championnat : c'est un test crucial de maturité et de caractère avant le rendez-vous européen.



