Place Arnaud Elissalde à La Rochelle : hommage à une légende du Stade Rochelais
Place Arnaud Elissalde : hommage à une légende du rugby rochelais

En présence de la famille de « Nono », le maire Olivier Falorni a annoncé que la place de l’Île-de-France, à Port-Neuf, changerait de nom pour rendre hommage à la figure historique du Stade Rochelais. Vincent Merling, président du club, a saisi la balle au bond pour faire une autre annonce.

Un hommage attendu

Le quartier de Port-Neuf, celui qui l’a vu poser sa valise en arrivant du Pays basque et s’affirmer comme homme, aura une place au nom d’Arnaud Elissalde. Le changement de dénomination de la place de l’Île-de-France, face au stade Marcel-Deflandre, a été annoncé lundi 4 mai par Olivier Falorni au cours d’une réunion de « familles », au restaurant Les Vieux Crampons cogéré par Jean-Baptiste Elissalde.

La famille de « Nono » Elissalde était présente : Jean-Pierre et Lucien, ses fils, Aline et Jean-Baptiste, deux de ses petits-enfants, rassemblés autour du portrait de l’ancien joueur, capitaine et entraîneur du Stade Rochelais, décédé dix ans auparavant jour pour jour. « Un sacré meneur d’hommes et donneur d’âme », résumait Olivier Falorni, saluant une « dynastie dans laquelle on ne doit pas hériter mais mériter ».

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Jean-Pierre Elissalde, qui a suivi le même parcours que son père au club à la caravelle, a préféré les accents sobres de la sincérité. Rendant hommage à sa maman « Mimi » (Marie-Louise), celle grâce à qui « Nono » n’est pas rentré au pays, il a remercié le maire ainsi que les Anciens du Stade Rochelais, qui œuvrent depuis plusieurs années pour cette reconnaissance posthume. « Nous sommes particulièrement fiers de voir la figure de “Nono” être honorée, se réjouit René Courtade, l’un des anciens du club. Mais le poids de la mémoire est lourd, je pense aux Bernard Campet, Jean-Claude Lorcery, Claude Petit et tant d’autres, tous disparus et qui seraient fiers aussi. »

Un projet pour la formation

Vincent Merling a rappelé qu’avant d’être président du Stade Rochelais, il a été un joueur entraîné par « Nono ». « Arnaud nous a donné une éducation sportive avec des valeurs fortes qui ont construit ma vie », soulignait-il, avant de surprendre tout le monde avec une autre annonce. « Avec l’ancienne municipalité, nous avions un projet qui arrive à sa finalité dans le cadre de la formation : construire à la plaine des jeux Colette-Besson le stade Arnaud-Elissalde. Avec une tribune, des vestiaires, un club-house, sur des terrains où il a appris à beaucoup de joueurs à jouer au rugby. J’espère qu’on pourra compter sur vous, monsieur le maire. »

Ce projet, porté par le Stade Rochelais et la société d’économie mixte patrimoniale Citin, est l’une des dernières délibérations votées en mars dernier à la mairie et à la Communauté d’agglomération. Le groupe falorniste Le Renouveau s’était abstenu et il manquerait encore quelques signatures pour finaliser le dossier. Vincent Merling a saisi la balle au bond, d’une manière que n’aurait pas reniée Michel Crépeau, qui avait profité de la présence des présidents Mitterrand et Kohl en 1992 pour annoncer la création de l’université de La Rochelle.

Le maire Olivier Falorni a remercié son prédécesseur Maxime Bono et l’ex-adjoint aux sports Jack Dillenbourg pour avoir baptisé une salle du nom de son grand-père basketteur, Gino Falorni. Le temps de l’apaisement est venu, après des querelles d’ego dans cette famille de « forts caractères ».

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