Ce dimanche, l'Oreca 07 n°28 du team IDEC Sport (Lafargue-Van Uitert-Chatin) s'élancera des stands pour les 4 Heures du Castellet, deuxième manche de l'European Le Mans Series (ELMS). Le pilote français Paul-Loup Chatin, bientôt 35 ans, vit cette course comme un événement particulier. Né en banlieue parisienne et résidant à Paris, il est considéré comme un régional de l'étape sur le circuit Paul-Ricard, où l'écurie IDEC Sport est installée depuis trois ans.
Un sentiment particulier pour toute l'équipe
Pour Paul-Loup Chatin, ces 4 Heures du Castellet représentent bien plus qu'une simple course. « C'est d'abord la manche française de l'ELMS, et maintenant que le team a pris racine à Signes, c'est aussi la course qui se déroule à deux pas des ateliers », explique-t-il. « Les ingénieurs et mécaniciens passent devant le circuit chaque matin en allant travailler. Certains partagent cet événement avec leur famille. C'est un moment spécial dans la saison, une belle fête. »
Une aventure de longue durée
Chatin en est à sa neuvième campagne ELMS sous les couleurs d'IDEC Sport. « Je n'aurais jamais imaginé accomplir un tel bout de chemin en 2017 », confie-t-il. « Nous sommes engagés dans une magnifique aventure, une histoire de famille. Patrice et Paul Lafargue m'ont tendu la main quand l'incertitude planait, ils ont relancé ma carrière. Nicolas Minassian m'accorde toute sa confiance. Chaque week-end de course, je le prends comme un cadeau. »
Objectifs et ambitions
Déjà double champion ELMS (2014 et 2019), Paul-Loup Chatin vise cette année des podiums et des victoires. « À Barcelone, un petit incident a rendu la première manche compliquée, mais nous affichions un bon niveau de performance. Nous comprenons mieux le fonctionnement de la voiture avec les pneus Goodyear. Maintenant, il faut inverser la tendance ici en réalisant une course propre. »
Le défi Genesis en WEC
En parallèle, Chatin a quitté Alpine pour relever le défi Genesis en championnat du monde d'endurance (WEC). « Rouler en Hypercar pour Alpine était très fort, mais j'ai senti qu'il fallait un nouveau challenge. Genesis veut bâtir du solide et s'en donne les moyens. » Le baptême du feu aux 6 Heures d'Imola a été prometteur : « L'équipe a réalisé une superbe première semaine, avec performance, fiabilité et zéro pénalité. » Quant aux 24 Heures du Mans, il estime que Genesis sera capable de jouer la gagne à partir de 2028. « Cette année, on apprend. Être prêt dès 2028 me semble raisonnable. »



