Section Paloise : six points en deux déplacements, des certitudes renforcées
Pau : six points en deux déplacements, des certitudes

Malgré la frustration d'une victoire abandonnée sur la sirène, samedi à Paris (34-32), la Section Paloise a empoché son sixième point en deux déplacements de rang. De quoi renforcer son statut et le socle de ses certitudes dans le jeu. Il s'agit d'élargir le spectre de la dynamique paloise pour mieux dissiper les regrets d'une performance mal payée.

Un revers frustrant mais des points précieux

Pau a probablement concédé le revers le plus frustrant de sa saison après la sirène, ce samedi, au Stade Français (34-32). Le point qu'il ramène de Jean-Bouin s'additionne néanmoins aux cinq déjà pris à Bayonne, une semaine plus tôt, à l'issue d'un succès historique (22-54). La tendance globale de ces deux déplacements de rang indique que la Section monte en puissance, même si son manque de lucidité, de maîtrise et de discipline dans le finish de ce samedi esquisse des axes de progrès évidents.

Encombrants Montpelliérains

« Même si on aurait pu prendre au moins huit points, et malgré la frustration de l'instant présent, on reste contents, comptablement, de ces deux matchs », soupèse l'ailier Aaron Grandidier. À ceci près que la victoire surprise de Montpellier à Bordeaux (21-23) lui permet de revenir à hauteur du dauphin béarnais (65 points). Si la position paloise s'est paradoxalement fragilisée au vu du rythme d'enfer imprimé par le MHR, les certitudes béarnaises se renforcent. « Évidemment que c'est rassurant de savoir qu'on est invités à ce niveau-là, mais on n'a pas attendu ce match pour le savoir », faisait valoir le manager Sébastien Piqueronies après coup, dans les dédales de Jean-Bouin.

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Une palette de jeu élargie

« Même si Pau fut dominé par l'une des équipes les plus denses de Top 14, il dispose d'une palette bien plus large par rapport à ce rugby très frontal ». Si Pau fut globalement dominé en conquête – fait assez rare, cette saison – et que sa gestion de la fin de match pose question, beaucoup de signaux bien plus encourageants s'additionnent au chapelet de bons points distribués à Jean-Dauger. Au-delà de son réalisme retrouvé et du danger qu'il fait peser sur ses ballons de récupération – à la base de deux des trois essais sectionnistes ce samedi – le club béarnais a fait montre de qualités de gestionnaire décisives. Notamment lorsque les cartons écopés par Auradou (15e) et Montoya (17e) l'ont laissé à 13 pendant huit minutes. Un laps de temps pendant lequel il a pourtant repris 6 points aux Parisiens. « Cela fait partie des références vis-à-vis de notre capacité à bien gérer les choses », se félicite le manager cantalou.

Les bons points

Le relief pris par la charnière anglaise Robson-Simmonds, l'efficacité d'un Gailleton encore auteur, après Bayonne, d'un des essais de cette journée de Top 14, l'activité démentielle de Facundo Isa, où la domination de Grandidier dans les airs, renforcent les promesses à l'aube d'une fin de saison grisante. Car même si Pau fut dominé en conquête par l'une des équipes les plus denses de ce championnat, il dispose d'une palette bien plus large par rapport au rugby très frontal développé par les Franciliens. Ce que la Section a prouvé à Bayonne, en usant d'abord les Basques dans l'axe, avant que la ligne d'attaque ne flambe après le repos. Dans le désordre ou dans un cadre plus structuré.

L'étoffe d'un deuxième de Top 14

En prenant le meilleur de chaque rencontre de ces deux blocs, l'optimiste considérera que Pau a résolument l'étoffe d'un deuxième de Top 14. Reste à renouer avec cette constance en conquête, qui a forgé l'identité de cette Section version 25-26. Mais aussi à apprendre de cette fin de match, en termes de gestion des moments clés dans les rencontres qui comptent. « On en tirera énormément de leçons, promet l'ailier Aaron Grandidier. Il y avait une atmosphère de phases finales, avec une ambiance énorme. Il y a beaucoup de choses à en retirer et à apprendre. C'est le genre de rencontre qui nous permettra de grandir, ensemble. »

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Section « Facu » fait tout

Dans le match débridé vécu par les Béarnais à Paris, samedi (34-32), leur troisième ligne centre Facundo Isa a confirmé sa bonne forme du moment en rendant une copie très positive. En bon n°8, il a d'abord sorti plusieurs ballons chauds de mêlées paloises bien chahutées, avant de systématiquement gagner son premier duel pour remettre franchement son équipe dans le sens de la marche. De la même manière, il a joué les voitures-balais pour récupérer deux ballons sur des touches mal combinées par les Parisiens, et les a bonifiées. L'Argentin a gagné 38 mètres ballon sous le bras (plus du double du 2e meilleur avant palois), battu deux défenseurs et donné une passe après contact. Précieux, après la sortie de l'autre « gros porteur » aligné au coup d'envoi, Beka Gorgadze. Enfin, « Facu » a fait du bien dans les rucks, ses deux ballons grattés, plus d'autres ralentis, ont longtemps permis aux Sectionnistes de garder la maîtrise à Jean-Bouin, avant finalement de craquer… quelques secondes après la sortie du terrain d'Isa.