Olivier Pantaloni, nommé entraîneur de l'OGC Nice, a été présenté à la presse mercredi 8 juillet 2026 au centre d'entraînement du club. Accompagné du président Maurice Cohen et du directeur sportif Roger Ricort, le technicien corse de 59 ans a exposé sa vision pour redresser le club après une saison difficile. Pantaloni arrive en pleine confiance après une 10e place convaincante avec Lorient, mais il sait que sa mission est délicate : « Faire en sorte que l’OGC Nice ne revive pas une seconde année aussi pénible que la dernière », a-t-il déclaré.
Un retour aux sources pour le nouveau coach
Pantaloni a justifié son choix de rejoindre Nice malgré une proposition de prolongation à Lorient et un intérêt de Lens. « J’avais une proposition de prolongation à Lorient que j’ai refusée. Lens m’a sollicité avant Nice, mais un entraîneur allemand (Dino Toppmöller) a obtenu le poste. J’étais libre. J’ai eu la chance d’avoir la proposition du président Cohen. Pour moi, c’était une opportunité énorme de rejoindre un club de qualité. Ça me permettait peut-être aussi de franchir une étape supplémentaire dans ma carrière. Et puis, c’était aussi un retour aux sources puisque c’est ici que je suis rentré dans le monde du foot professionnel, il y a 40 ans », a-t-il expliqué.
Redonner une identité au club
Le président Maurice Cohen a souligné les raisons du choix de Pantaloni : « Ce qui nous a convaincus, c’est son parcours, son expérience, les valeurs qu’il porte, qui correspondent pleinement à l’identité que nous souhaitons. » Pour Pantaloni, la priorité est de restaurer l'identité du club : « Chaque club a une identité et des valeurs. Aujourd’hui, quand on voit un petit peu la saison passée, on se pose la question de savoir si elles ne se sont pas un peu dissipées. L’objectif, c’est que l’OGC Nice redevienne le club qu’il était avec de l’engagement, de la rigueur, de l’exigence. »
Un effectif à retoucher, notamment offensivement
Interrogé sur son effectif, Pantaloni a estimé qu'il était de qualité mais nécessitait des ajustements : « Il y a un effectif de qualité, c’est indéniable. Il y aura certainement des retouches à faire dans certains secteurs de jeu. Sur le côté offensif, il y a quand même des choses à revoir. On va prendre le temps et ne pas se précipiter. » Il a également promis une place aux jeunes s'ils répondent aux attentes : « À partir du moment où ils montrent ce qu’on attend d’eux en termes d’engagement et de qualités, bien sûr que je vais les prendre en considération. »
L'arrivée d'Abergel pour renforcer le leadership
Pantaloni a fait venir Laurent Abergel, son ancien joueur à Lorient, pour apporter du leadership. « Il ressortait de la saison passée qu’il manquait peut-être des leaders dans cette équipe, des joueurs de caractère. J’ai dit que j’avais vécu deux superbes saisons à Lorient avec Laurent. C’est un leader naturel, de par ses qualités techniques, mais aussi de par son caractère. C’est un compétiteur hors pair qui transforme les entraînements. Il en loupe d’ailleurs très peu. C’est quelqu’un qui sait tirer les autres vers le haut. Et ça me permet d’avoir un relais par rapport à mes idées. »
Une méthode basée sur les valeurs et le travail
Pantaloni a détaillé sa philosophie : « Je me suis toujours adapté aux moyens des clubs dans lesquels je suis passé. Pour moi, ce n’est pas la peine d’étoffer le club de manière considérable. À partir du moment où on a des gens qui sont compétents, qui sont travailleurs, et qui tirent tous dans le même sens, c’est suffisant. Je suis attaché à certaines valeurs : le respect de l’institution, des gens qui travaillent au quotidien. La valeur travail est aussi indispensable. Ce n’est pas parce qu’on a des joueurs de qualité ou des stars dans l’effectif qu’on est assuré de pouvoir avoir des résultats. Sans le bon état d’esprit, on ne peut arriver à rien. »
Un calendrier difficile et une pression assumée
Le calendrier de mai s'annonce dense, mais Pantaloni relativise : « Il est certain qu’il va falloir obtenir des points assez rapidement pour acquérir de la confiance, finir en roue libre et ne pas se mettre une pression trop importante. Quand on arrive dans un club, faire découvrir nos principes aux joueurs, même s’ils sont aguerris, peut prendre un peu de temps. Il sera important pour nous de bien débuter. »
Objectif : reconstruction avant l'Europe
Si Nice visait l'Europe ces dernières années, Pantaloni préfère la prudence : « Je pense que la saison dernière a été marquante dans tous les esprits et qu’aujourd’hui, il y a une volonté de changer les choses. Je ne suis pas là pour juger, je suis là pour construire quelque chose et il va nous falloir un petit peu de temps. On garde l’ambition de bien figurer dans ce championnat. Après, je ne peux pas vous dire aujourd’hui que l’Europe est envisageable. L’important, c’est qu’on arrive à remettre en ordre de marche cette équipe avec des joueurs qui soient véritablement imprégnés des valeurs du club et qu’on arrive à avancer tous ensemble en vivant de fortes émotions. »
Un schéma préférentiel : défense à trois
Sur le plan tactique, Pantaloni a annoncé sa préférence pour une défense à trois : « Compte tenu de l’effectif, je m’oriente vers une défense à 3. Je suis quelqu’un qui demande beaucoup sur l’aspect défensif. On m’a beaucoup qualifié d’entraîneur bétonneur, mais c’était aussi lié aux effectifs que j’avais sous la main. J’aime avoir la possession, créer des décalages par le mouvement. Un peu à l’image de ce qu’on a réussi à faire à Lorient l’année dernière. On a réussi à poser pas mal de problèmes. »



