Ligue 1 : L'OM et l'OL, les meilleurs ennemis qui sauvent l'attractivité du championnat
OM-OL, les meilleurs ennemis qui sauvent la Ligue 1

La Ligue 1 en quête d'identité : Un championnat sous le feu des critiques

Au stade Vélodrome comme ailleurs, la Ligue 1 traverse une crise d'image profonde. Le championnat français souffre d'un manque cruel d'attractivité, miné par la domination écrasante du Paris Saint-Germain qui réduit la course au titre à une simple formalité de six à huit mois les bonnes années. Cette hégémonie parisienne a valu à notre championnat le sobriquet méprisant de « farmers league » et la réputation peu flatteuse d'un championnat de transit, simple tremplin vers la Premier League ou pré-retraite dorée pour stars vieillissantes du ballon rond.

Dans un sport où l'argent constitue plus qu'ailleurs le nerf de la guerre, la Ligue 1 peine à s'exporter, comme en témoignent ses droits télévisés en chute libre. Le tableau est sombre : des « Classico » qui n'en sont plus, à l'image du cinglant 5-0 infligé par le PSG à l'OM le 8 février dernier, portant le bilan à 27 victoires du PSG lors des 35 derniers matchs entre les deux clubs. Des derbys traditionnels comme OL-ASSE, LOSC-Lens ou Lorient-Guingamp qui voient la moitié des équipes évoluer en Ligue 2 la moitié du temps. Des clubs supposés moteurs qui brillent par leur inconstance, avec derrière le PSG, Monaco et l'OM qui n'ont atteint le podium que 7 fois chacun ces quinze dernières saisons, suivis par Lyon avec seulement 6 podiums.

L'Olympico : Une lueur d'espoir dans un paysage morose

Pourtant, sur cette mer prétendument sans saveur qu'est devenue notre Ligue 1, une opposition continue de soulever des vagues spectaculaires. Ce dimanche au Vélodrome, l'OM a renversé l'OL sur le score de 3-2 grâce à un doublé d'Aubameyang dans les dix dernières minutes, offrant un match engagé et haletant capable de faire se lever un supporter anglais de son canapé. Deux équipes en lutte cette année pour la précieuse troisième place, mais surtout deux formations qui constituent sans aucun doute les meilleurs adversaires de la Ligue 1 depuis vingt ans.

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L'Olympico représente aujourd'hui la plus belle vitrine de notre championnat. Trois des quatre derniers matchs entre Lyon et Marseille se sont conclus sur le score de 3-2, toujours à l'avantage des Marseillais et à chaque fois avec des scénarios renversants qui font le sel du sport. On se souvient du but de Row et de la victoire en infériorité numérique à Lyon, fondatrice pour Marseille la saison dernière, ou de celui de Henrique pour un bis repetita au match retour.

Une rivalité équilibrée et légendaire

Surtout, ces confrontations entre les deux Olympiques sont remarquablement équilibrées, toujours à enjeu et âprement disputées. Depuis 2008, le bilan témoigne de cette parité : 17 victoires pour Lyon, 13 matchs nuls et 12 victoires pour Marseille. Comment ne pas évoquer le match sans doute le plus légendaire de l'histoire de la Ligue 1, ce 5-5 de folie à Gerland en novembre 2009 ? Ou encore le théorème des Olympiques, qui voudrait que ces deux clubs connaissent invariablement des dynamiques opposées ?

L'OM et l'OL sont définitivement « les meilleurs ennemis » de la Ligue 1 au XXIe siècle. Lorsque Lyon dominait sans partage le championnat au début des années 2000, l'OM, avec Bordeaux, constituaient les seules équipes à les titiller et ont été les clubs qui ont mis fin à cette hégémonie. Bordeaux a depuis sombré, laissant Marseille et Lyon comme les derniers gardiens d'une rivalité d'élite.

Ces deux formations pourraient d'ailleurs se retrouver en Coupe de France s'ils passent les quarts de finale, offrant une « belle » supplémentaire et un peu de sel bien nécessaire cette saison sur les terrains du plus haut niveau du football français. Dans un championnat en manque de suspense, l'Olympico reste le dernier bastion d'une authenticité et d'une intensité qui font défaut ailleurs.

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