L'OM éliminé en Coupe de France par Toulouse : une malédiction qui perdure depuis 1989
OM éliminé en Coupe de France par Toulouse, malédiction continue

L'OM éliminé en quarts de finale de la Coupe de France par Toulouse

La malédiction de l'Olympique de Marseille en Coupe de France se poursuit inexorablement. Les Phocéens ont été éliminés mercredi soir en quarts de finale par le Toulouse Football Club, qui s'est imposé aux tirs au but (4-3) après un match acharné qui s'est terminé sur le score de 2-2 à l'issue du temps réglementaire. Cette défaite prolonge une attente interminable pour les supporters marseillais, qui n'ont pas vu leur club soulever le trophée de la Coupe de France depuis l'année 1989.

Une soirée marquée par la frustration et la colère des supporters

La fin du match a été particulièrement tumultueuse au Stade Vélodrome. La déception des supporters marseillais s'est traduite par des sifflets nourris, des cris de colère et même par le lancement de quelques fumigènes depuis le célèbre Virage Nord. Cette réaction passionnée témoigne de l'immense frustration accumulée au fil des années dans cette compétition qui semble échapper systématiquement à l'OM.

Le jeune Ethan Nwaneri et le capitaine Leonardo Balerdi, dont le parcours marseillais est déjà marqué par des erreurs et des coups du sort similaires, ont malheureusement raté leurs tentatives lors de la séance décisive des tirs au but. L'excellent arrêt effectué par Geronimo Rulli sur la tentative de Cristian Casseres n'a donc finalement servi à rien, permettant ainsi au TFC de se qualifier pour les demi-finales avec l'espoir de profiter de l'élimination précoce du Paris Saint-Germain.

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Un bilan désastreux en Coupe de France depuis 2016

Depuis la reprise du club par l'homme d'affaires américain Frank McCourt en 2016, l'OM n'a jamais réussi à franchir le stade des quarts de finale dans cette compétition. Cette statistique édifiante contraste cruellement avec le parcours des Toulousains, qui ont remporté la Coupe de France en 2023. Cette année-là, Marseille avait subi une humiliation supplémentaire en étant éliminé par Annecy, club de Ligue 2, également aux tirs au but et également à domicile, après avoir pourtant éliminé le PSG dans les tours précédents.

Avant même d'en arriver à la séance fatidique des tirs au but, l'OM a montré des carences évidentes dans son jeu mercredi soir. Beaucoup pensaient que la victoire arrachée dimanche dernier face à l'Olympique Lyonnais (3-2) pourrait lancer Habib Beye et ses joueurs vers une fin de saison prometteuse. Il n'en a rien été, et les Marseillais doivent désormais se concentrer sur leur seul objectif restant : accrocher le podium en Ligue 1 pour obtenir une qualification directe en Ligue des Champions. Ils occupent actuellement la quatrième place, à seulement deux points de Lyon, et se rendront samedi à... Toulouse justement, pour tenter de réduire cet écart.

Un match marqué par des retournements de situation

Contrairement au match contre Lyon où ils avaient encaissé un but après seulement trois minutes de jeu, les Marseillais ont cette fois pris les devants dès les premières secondes de la rencontre. Dès la 20e seconde, le capitaine toulousain Rasmus Nicolaisen est tombé dans le piège tendu par Mason Greenwood, qui a simulé une frappe. Cette faute grossière a été logiquement sanctionnée d'un penalty, que l'Anglais a lui-même transformé avec succès (1-0, 2e minute).

Malheureusement pour l'OM, les problèmes défensifs persistent, que ce soit sous la direction d'Habib Beye ou de son prédécesseur Roberto De Zerbi. Toulouse est revenu rapidement et facilement dans le match, avec une égalisation signée Yann Gboho (1-1, 13e) sur corner après une belle tête de Charlie Cresswell, que Geronimo Rulli n'a réussi qu'à repousser de manière médiocre. Par la suite, le match s'est enlisé, le TFC s'étant bien regroupé défensivement tandis que Marseille ne parvenait pas à trouver la vitesse et l'intensité réclamées par son entraîneur.

Après la pause, on a d'abord retrouvé le meilleur de Geronimo Rulli, avec deux arrêts coup sur coup devant Emersonn et surtout Charlie Cresswell (52e). Quelques minutes plus tard, l'OM est repassé devant grâce à Igor Paixao (2-1, 56e). Centre ou tir ? Difficile à trancher, mais le gardien toulousain Kjetil Haug était bel et bien battu.

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Des faiblesses défensives persistantes

Hélas pour les Marseillais, leur fragilité défensive n'a pas disparu avec le changement d'entraîneur. Depuis le début de l'année 2026, l'OM encaisse un nombre invraisemblable de buts (au moins deux lors de 11 matchs sur 14). Sur un nouveau corner, secteur où les Marseillais ont montré une incroyable faiblesse tout au long de la rencontre, Charlie Cresswell a une nouvelle fois égalisé (2-2, 60e). Par la suite, Kjetil Haug a encore été sauvé par sa barre transversale sur un ballon maladroitement défendu (67e), mais l'ensemble du match a été d'une grande médiocrité, expliquant assez logiquement que les deux équipes aient dû se départager aux tirs au but.