Bayonne encaisse une nouvelle déroute à Toulon (52-26) et glisse à la 12e place
Nouvelle déroute pour Bayonne à Toulon (52-26)

Même s'ils ont fait meilleure figure que face à Pau la semaine dernière, les Basques ont pris une nouvelle correction à Toulon (52-26) et ont glissé à une bien triste douzième place. Il paraît qu'à Toulon, « tout est différent ». Vraiment ? Samedi dernier, les Bayonnais avaient encaissé une défaite à 50 points face à Pau (22-54). Une semaine plus tard, rebelote à Mayol, sur un score et un écart quasiment identiques (52-26). Les voilà qui retrouvent leurs standards en vigueur jusqu'à début janvier, quand ils prenaient des éclats XXL à chaque déplacement.

Un match à deux visages

Entre les deux plus mauvaises équipes de la phase retour derrière Montauban, le match a nettement tourné à l'avantage des locaux, qui peuvent encore croire aux phases finales. Pour l'Aviron, cet objectif est définitivement à ranger aux oubliettes, avec une quinzaine de points de retard sur le top 6. L'idée sera au moins de quitter cette douzième place où il a glissé. « Franchement, depuis quelques semaines, on pense au match qui arrive, pas à ceux d'après ou au classement… », soupire le manager Gerard Fraser. N'empêche : après la réception copieuse d'une Union Bordeaux-Bègles qui chassera des points, le déplacement à Lyon sera l'occasion de reprendre l'avantage sur le LOU… ou de le voir définitivement s'envoler.

Des balles dans le pied

À dire vrai, les Basques ont fait meilleure figure que face au voisin béarnais, ce qui n'était pas bien difficile, et ils ont été beaucoup plus efficaces dans la zone de marque. Ils étaient à égalité (12-12) au mitan de la première période, et dans le coup à l'heure de jeu (33-26). Mais ils ont complètement dévissé dans les moments clés. À commencer par le tout début de match : après sept minutes, ils n'avaient touché aucun ballon dans le jeu mais encaissé deux essais comme autant de balles dans le pied. Idem avec cette combinaison en touche complètement ratée devant leur en-but juste avant la mi-temps.

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« En seconde période, sur une réception de renvoi, on perd directement le ballon alors qu'on avait l'occasion de changer le momentum du match, peste calmement Fraser. Comme on l'a dit aux joueurs dans le vestiaire, on ne peut pas remettre en cause leur engagement aujourd'hui. Par contre, notre concentration n'est pas au niveau du Top 14, surtout à l'extérieur. Il va falloir qu'on trouve des solutions par rapport à ça, si on veut bien finir. » Les Toulonnais pourraient répliquer qu'ils ont eux aussi offert un essai sur un plateau, avec une passe insensée de Sinckler interceptée par Arnaud Erbinartegaray au retour des vestiaires.

Iturria blessé au biceps

Les Basques ont surtout flanché côté discipline en seconde période, avec neuf fautes commises dont la majorité pour des hors-jeu qui ont permis aux Toulonnais de s'installer dans leurs 22 mètres. En fin de partie, à 14 contre 15, les points ont défilé. « On a été trop pénalisés pour gagner, reprend Fraser. On n'a pas assez de possessions pour rivaliser. Dans les moments importants, il faut être capables de s'appuyer sur notre conquête pour mettre la pression, pour tenir le ballon… » Mais la touche, orpheline de Baptiste Chouzenoux, a égaré quatre ballons.

La sortie sur blessure d'Arthur Iturria, touché au biceps après un choc avec le genou de Baptiste Serin, n'a rien arrangé. Et elle vient garnir une infirmerie déjà peuplée d'une douzaine de pensionnaires. Alors que les images pouvaient inquiéter, le staff bayonnais était moins inquiet une heure après le match. Comme quoi, il peut y avoir une bonne nouvelle de temps en temps. Ou une moins mauvaise que les autres.

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Les notes

  • 6/10 : Martocq, Orabé
  • 5/10 : Martin, Capilla, Erbinartegaray, Mori
  • 4/10 : Cormenier, Tagi, Johnson, Moon, Traversier, Iturria, Leveque
  • 3/10 : Jantjies, Spring, Ariceta