Nîmes Olympique pleure André Kabile, légende du club décédée à 87 ans
Nîmes Olympique pleure André Kabile, légende décédée

Nîmes Olympique en deuil après la disparition d'André Kabile

La ville de Nîmes est en pleurs ce week-end après l'annonce du décès d'André Kabile, survenu vendredi 6 mars à l'âge de 87 ans. Le joueur, qui détient le record absolu de matches disputés sous les couleurs de Nîmes Olympique avec 534 apparitions, s'est éteint après une maladie de deux mois. Toute la communauté footballistique rend hommage à cette figure emblématique du club gardois.

Michel Mézy se souvient de son frère d'armes

Michel Mézy, coéquipier inséparable d'André Kabile pendant quatorze saisons, a accepté de partager ses souvenirs ce samedi matin. "Je l'appelais tous les jours durant sa maladie", confie l'Aigues-Mortais, visiblement ému. "C'était quelqu'un de discret, de délicat, qui avait beaucoup d'empathie. Il ne parlait pas beaucoup mais agissait énormément. Il respirait le bien-être et l'amitié."

Les deux hommes ont partagé un parcours remarquable au sein de Nîmes Olympique, évoluant ensemble en équipe première de 1965 à 1979. Malgré leurs dix ans d'écart - Kabile étant martiniquais et Mézy aigues-mortais - leur complicité était légendaire. "Au début, Dédé était un peu mon grand frère. À la fin, c'est devenu le contraire, je couvais l'aîné", se souvient Mézy avec émotion.

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Un joueur redoutable sur le terrain

Si André Kabile était discret dans la vie quotidienne, il se transformait complètement une fois sur le terrain. "Il n'avait peur de rien, il me défendait quand je prenais des coups", raconte Michel Mézy. "Il se faisait respecter, mais ce n'était pas un casseur de jambes comme je l'ai entendu parfois."

La réputation du défenseur n'était plus à faire auprès des adversaires. Mézy se souvient d'un épisode significatif : "Roger Magnusson de l'OM, qui l'avait trop flatté à l'aller, a compris sa douleur au retour..." Entre coéquipiers, on plaisantait même sur ses marquages serrés : "On se disait à propos de celui qu'il avait au marquage : 'il n'a pas tiré le 16, lui...'"

Une complicité footballistique exceptionnelle

La longue collaboration entre les deux joueurs avait créé une compréhension presque télépathique. "On a évolué si longtemps ensemble que je savais quand il allait avoir le ballon et vice-versa", explique Michel Mézy. Cette complicité s'était même manifestée avant leur carrière professionnelle, lorsque Mézy et Henri Augé étaient allés voir jouer Kabile au stade Jean-Bouin avec ses amis.

Pour Mézy, les qualités de son coéquipier étaient multiples : "Dédé, c'était la force, la persuasion et l'humilité. Je suis très malheureux, mais c'est devenu une légende de Nîmes Olympique, et les légendes ne meurent jamais..." Ces mots résonnent particulièrement dans le cœur des supporters nîmois qui voient disparaître l'un des piliers de leur histoire footballistique.

Hommages et dernières volontés

Midi Libre présente ses sincères condoléances à Mireille, compagne d'André Kabile, à ses enfants, à Annick sa grande amie, ainsi qu'à toute sa famille, ses proches, ses anciens coéquipiers et au club de Nîmes Olympique. Selon les informations disponibles, André Kabile devrait être inhumé à Vauvert, marquant ainsi le retour dans sa région d'adoption.

La photographie historique de février 1970, capturée par Jean-Charles Roux pour Midi Libre, montre André Kabile aux côtés de Michel Mézy, Henri Augé, Betton, Canetti et Odasso lors d'un match de Coupe de France NO-OM à Alès. Cette image témoigne de l'âge d'or du football nîmois et de l'importance de ces joueurs dans l'histoire du club.

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