Le parcours de l'Argentine vers les demi-finales de la Coupe du monde 2026 est entaché de soupçons de favoritisme. Des décisions arbitrales controversées, des interventions de la VAR et un tirage au sort jugé favorable alimentent une vague de théories du complot sur les réseaux sociaux. Les internautes, à l'aide de montages vidéo et de mèmes générés par intelligence artificielle, accusent la FIFA et son président Gianni Infantino de favoriser l'équipe de Lionel Messi.
Un geste dangereux impuni pour Messi
Le 16 juin à Kansas City, lors du premier match de poules face à l'Algérie, Lionel Messi a commis une semelle par-derrière sur le capitaine algérien Aissa Mandi, visant le mollet droit et le tendon d'Achille. L'arbitre polonais Szymon Marciniak n'a sifflé qu'un coup franc, sans donner de carton. Pourtant, plusieurs consultants estiment que ce geste méritait un carton rouge direct. L'ancien arbitre de Bundesliga Patrick Ittrich a déclaré : "Si on prend le règlement au pied de la lettre, c'est rouge. Si j'avais vu une pareille chose sur un terrain, j'aurais sorti le carton rouge." Messi, auteur d'un triplé ce soir-là, n'a reçu aucune sanction.
Une qualification sous le feu des critiques égyptiennes
En huitième de finale, le 7 juillet à Atlanta, l'Argentine affrontait l'Égypte. Menée 2-0 à la 67e minute, l'Albiceleste a renversé la vapeur grâce à des buts de Romero (79e), Messi (83e) et Fernandez (90e+2). Cependant, plusieurs décisions de l'arbitre français François Letexier ont provoqué la colère des Égyptiens. Notamment, l'annulation après consultation de la VAR d'un but de Mostafa Zico en début de seconde période, en raison d'une faute au départ de l'action. Le sélectionneur égyptien Hossam Hassan a déclaré sur beIN Sports : "Peut-être voulaient-ils maintenir le champion du monde dans la compétition ? Peut-être voulaient-ils que Messi reste en lice ?" Deux jours plus tard, Pierluigi Collina, directeur de l'arbitrage à la FIFA, a rejeté ces "accusations infondées" et défendu "l'intégrité" du corps arbitral.
Le tournant technologique qui a puni la Suisse
En quart de finale, le 11 juillet, la Suisse a subi une décision VAR controversée. À la 70e minute, alors que le score était de 1-1, l'attaquant suisse Breel Embolo, en duel avec Leandro Paredes, est tombé au sol. L'arbitre Joao Pinheiro a d'abord donné un carton jaune à Paredes, mais la VAR est intervenue pour "erreur d'identité" : Paredes n'avait pas touché Embolo, qui avait simulé. Embolo a reçu un carton jaune pour simulation, et comme il avait déjà été averti en première mi-temps, il a été exclu. L'Argentine s'est qualifiée 3-1 après prolongation. Le sélectionneur suisse Murat Yakin a critiqué la décision initiale : "Il n'y avait aucune raison de donner ce carton jaune, je ne comprends pas, c'était une situation inoffensive."
Un tableau final particulièrement dégagé
Avant la demi-finale contre l'Angleterre le 15 juillet à Atlanta, l'Argentine a bénéficié d'un parcours relativement facile. Sortie en tête d'un groupe comprenant l'Algérie, la Jordanie et l'Autriche, elle a ensuite éliminé le Cap-Vert, l'Égypte et la Suisse (19e mondiale avant le Mondial, désormais 14e). En comparaison, l'Espagne a dû battre le Portugal (5e mondial) et la Belgique (9e mondial). Ceci s'explique par la décision de la FIFA de faire des quatre premières nations les têtes de série, évitant ainsi leur rencontre avant les demi-finales. Ces quatre têtes de série s'affrontent les 14 et 15 juillet.



