MHSC VB : neuvième titre de champion de France, une saison de maître
MHSC VB : neuvième titre de champion de France

Vendredi soir, le MHSC VB a été sacré champion de France pour la neuvième fois de son histoire. Le résultat d’une saison exceptionnelle conclue de manière magistrale. Le champagne a coulé à flot. Projeté d’abord sur le parquet pour lancer les festivités une fois le trophée soulevé puis balancé dans le gosier pour prolonger une soirée endiablée. À la suite d’un passage joyeux dans leur vestiaire, les nouveaux champions de France ont rejoint les supporters et leurs familles pour célébrer.

Une soirée de fête inoubliable

L’Argentin Tomas Lopez a donné ce qu’il lui restait d’énergie pour ambiancer le parvis du Palais des sports. Hilare, Corentin Phelut se muait en coiffeur, tondeuse à la main, pour laisser un souvenir capillaire à un des membres du kop montpelliérain. Ivres de joie, Maxime Hervoir et Artur Piazzet riaient à gorge déployée. Nicolas Le Goff savourait cet instant aussi intensément que s’il était devenu champion olympique.

« Je vais faire la fête, je vais en profiter », confirmait Loïc Le Marrec, couronné pour la première fois dans le costume d’entraîneur principal mais déjà triple champion de France dans sa carrière de joueur. « C’est la quête, pas seulement d’une saison, d’une carrière. »

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Une saison sous le signe de la performance

Cette soirée, débutée par un match à sens unique qui n’aura duré que 1h18 face à des Poitevins totalement dépassés (3-0), restera dans les mémoires. Mais plus qu’un soir de finale gagnée, c’est toute une saison dont ce groupe se souviendra éternellement. Ce titre national, le neuvième de l’histoire du club, est le résultat d’un exercice exceptionnel, d’un effectif de champions qui a réussi son pari.

« J’ai souvent entendu dire que Tours était très fort, que Poitiers, c’était du costaud, qu’il fallait faire attention, lâche l’entraîneur adjoint Gauthier Bru. Et je voyais bien que nous aussi, on avait une super équipe. Personne ne parlait de nous. Dans la presse nationale, on préférait écrire des articles sur Poitiers ou Paris… Mais ça nous allait très bien d’être dans l’ombre. »

Des talents et une résilience exemplaires

Pourtant, il aurait fallu détourner sciemment le regard pour ne pas voir venir cet effectif composé de joueurs de grands talents, très expérimentés avec, pour certains, un palmarès bien fourni. Les deux succès, à cheval sur le mois d’octobre et de novembre, face à Tours (3-0) et Tourcoing (3-0) ont donné le signal que le MHSC VB serait intraitable à domicile (une seule défaite tout au long de la saison).

L’opération de l’épaule droite de Nicolas Le Goff et son absence longue durée (4 mois) combinée à celle plus courte de Simon Hirsch (dos) aurait pu enrayer la machine. Il s’est produit tout le contraire. Des jeunes joueurs se sont révélés, Haukea Mare et Vincent Mathias, Montpellier a poursuivi son chemin.

Un parcours européen fondateur

Son élimination prématurée en Coupe de France a vite été supplantée par son parcours historique en Ligue des champions. Le MHSC VB a envoyé un message fort à l’Europe entière en battant les Polonais de Varsovie et les Italiens de Civitanova. Le club s’est offert une première qualification en huitième de finale et presque des regrets que l’aventure s’arrête à ce stade de la compétition face aux Espagnols de Las Palmas.

Mais on sait désormais que cette élimination a été fondatrice. À partir de là, Ezequiel Palacios et ses partenaires n’ont plus perdu le moindre match. Ils se sont servis de cette expérience européenne pour marcher sur tous leurs concurrents hexagonaux. Neuf victoires de suite qui ont mené les Montpelliérains au neuvième titre de champion de France.

« Pour qualifier notre saison, je ne sais pas quel superlatif je peux utiliser, se demande Loïc Le Marrec. Nos résultats en Ligue des champions nous ont assurément aidé. En phases finales, les mecs ont déroulé leur jeu comme un rouleau compresseur. »

Un rouleau compresseur conduit par le capitaine argentin Ezequiel Palacios qui a soulevé le trophée devant ses coéquipiers exaltés.

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