MHR-Bath : Montpellier veut marquer les esprits d'entrée en Champions Cup
MHR-Bath : Montpellier veut marquer les esprits d'entrée

Montpellier dispute ce week-end son premier match de Champions Cup depuis trois ans, avec un déplacement périlleux sur la pelouse de Bath, septuple champion d'Angleterre. Le manager Joan Caudullo a fixé un objectif clair : atteindre les phases finales dès cette saison. Pour y parvenir, les Héraultais devront montrer leur valeur face à une équipe anglaise offensive mais perméable en défense.

Un objectif assumé : les phases finales dès cette saison

Le club héraultais, absent de la compétition reine européenne depuis trois saisons, aborde ces retrouvailles avec une ambition affirmée. « Il y a beaucoup d'énergie et d'excitation à l'idée de jouer ce match », savoure Joan Caudullo. Le manager montpelliérain ne cache pas ses intentions : « On veut faire des phases finales dès cette saison. C'est un réel objectif. Après on sait qu'en gagnant deux matches à domicile, on peut y être. L'objectif de ce match à Bath c'est de montrer qu'on est là, qu'on existe. »

Bath, vainqueur du Challenge en 2025 et deuxième de son championnat la saison dernière, constitue un adversaire de taille pour ces retrouvailles. Le club anglais, sept fois champion d'Angleterre, présente un profil complet qui ne laisse que peu de place à l'improvisation.

Un rythme différent à retrouver

Les Montpelliérains devront avant tout s'adapter au rythme spécifique de la compétition européenne. « On en parle beaucoup, le rythme est assez différent. On court un peu plus, et les ballons sortent plus vite. Au niveau des impacts, déjà en Challenge, ça ne tapait pas pareil qu'en Top 14. Ce qui est sûr, c'est que les GPS vont chauffer », glisse malicieusement le jeune talonneur Lyam Akrab.

Malgré ce changement de cadence, Montpellier ne compte pas renier son identité de jeu, comme lors de ses dernières sorties contre Toulon (victoire 28-0) ou au Stade Français (défaite 30-22). « C'est un jeu rapide, une équipe qui fait partie des grands européens comme Northampton, Toulouse et Bordeaux, lance Joan Caudullo. Ils sont massifs sur la conquête, c'est très complet. La dernière fois qu'on a un peu lâché face à ce type d'équipe, c'était à Toulouse et on en a pris 40, donc je ne veux pas revivre ça. »

Jouer son propre jeu face à la menace Russell

Le demi de mêlée Ali Price, fort de 35 matches de Champions Cup à son actif, insiste sur la nécessité de ne pas se laisser dicter sa loi : « La Premiership en Angleterre est très portée sur l'attaque, analyse-t-il. Il faut quand même jouer notre propre jeu et imposer notre style. Notre défi sera de mettre notre jeu en place sur le terrain, comme nous le faisons chaque semaine dans le Top 14, en jouant sur nos points forts tout en bloquant l'attaque structurée de Bath. »

Cette attaque anglaise est menée par le fantasque Finn Russell, capable de désorganiser n'importe quelle défense. « On a remarqué que c'était une équipe très solide qui déplace beaucoup le ballon. Ils aiment sortir les ballons rapidement et jouer avec leur ligne de trois-quarts. On connaît le très bon niveau de leurs arrières, notamment avec Finn Russell au milieu de terrain. On verra bien comment cela se passera », confirme Caudullo.

À l'opposé, la défense des Anglais apparaît loin d'être imperméable, comme en témoignent les 71 points encaissés lors de leur dernière sortie à Northampton, futur adversaire du MHR. Pour la petite histoire, la dernière confrontation entre les deux équipes s'était soldée par un succès (10-19) du MHR au Recreation Ground en demi-finale de Challenge, en 2021.