Le Montpellier Handball a vécu un scénario cruel samedi 30 mai, s'inclinant 29-28 face à Kiel dans les dernières secondes de la demi-finale de la Ligue européenne. Un dénouement inverse à celui de l'année précédente, où les Héraultais avaient arraché la victoire.
Un match irrespirable
Comme en 2025, la rencontre s'est jouée sur le fil. Menés de cinq buts avant la pause, les Montpelliérains ont renversé la vapeur pour prendre l'avantage (42e). Mais Andreas Wolff, le gardien allemand, a stoppé deux tentatives consécutives de Monte et Moraes, anéantissant les espoirs du MHB.
Valentin Porte, capitaine montpelliérain, a exprimé sa frustration : "À chaque fois qu'on joue une équipe allemande ici, on n'est pas loin du compte. On a failli le faire, c'est encore plus rageant." Son entraîneur Erick Mathé a pointé du doigt les échecs aux jets de sept mètres : "On a raté six des huit jets de sept mètres, cela nous met en difficulté."
Les héros du MHB
Malgré la défaite, certains joueurs ont brillé. Remi Desbonnet a réalisé une performance exceptionnelle dans les buts, tandis que Zvonimir Srna a été omniprésent en défense et en attaque. Le jeune Bryan Monte a également marqué des points.
Les 90 dernières secondes ont résumé le match : Montpellier, revenu à 26-28, a perdu le ballon alors qu'il pouvait égaliser. Kiel a profité de l'occasion pour creuser l'écart, et Wolff a scellé la victoire allemande.
Un copier-coller inversé
Erick Mathé a analysé : "Leur défense nous a posé plus de problèmes. C'est un copier-coller de l'an dernier avec l'émotion inverse. Ce sont eux qui gagnent à la dernière seconde, non pas sur un but mais sur un arrêt."
Montpellier échoue donc une nouvelle fois dans sa quête de la Ligue européenne, vingt ans après son dernier titre. Le club disputera dimanche le match pour la troisième place, offrant à Diego Simonet une dernière chance de briller avant sa retraite. Une maigre consolation après avoir touché la finale du bout des doigts.



