Lors du procès sur la mort de Diego Maradona, un médecin proche de l'ancien footballeur argentin a affirmé jeudi que son état aurait pu s'améliorer « en 48 heures » si on lui avait administré un simple diurétique, suggérant que le décès aurait pu être évité.
Les déclarations du Dr Mario Schiter
Le Dr Mario Schiter, qui a traité Maradona au début des années 2000 et a assisté à son autopsie en 2020, a été interrogé sur ce qui aurait pu changer le cours des choses dans les derniers jours du footballeur. « En environ 48 heures, son état se serait nettement amélioré », a-t-il assuré. Il a comparé la situation à celle de patients en soins intensifs souffrant d'insuffisance cardiaque congestive : « On leur administre des diurétiques pour réduire leur volume et, au bout de 12 heures, ils sont déjà rentrés chez eux. »
Un excès de liquide dans les organes
Mario Schiter, comme plusieurs experts avant lui, a rapporté que Maradona présentait un excès de liquide dans plusieurs organes au moment de son décès. Un autre médecin, Carlos Casinelli, avait décrit jeudi dernier : « Il avait de l'eau partout ». Selon lui, ces litres de liquide n'auraient pu se former « en moins d'une semaine ou dix jours », ce qui suggère que ce gonflement aurait dû être perçu par l'entourage médical.
Le contexte du décès
Le Dr Schiter, longtemps médecin proche de Maradona, avait été consulté en 2020 et s'était prononcé contre une hospitalisation à domicile, qui a finalement été choisie pour la convalescence post-opératoire du champion. C'est lors de cette convalescence dans une maison louée à Tigre, au nord de Buenos Aires, que Maradona est décédé d'un œdème pulmonaire et d'un arrêt cardiorespiratoire le 25 novembre 2020, à l'âge de 60 ans.
Les accusés et le procès
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés depuis un mois à San Isidro pour potentielles négligences ayant entraîné sa mort. Ils encourent jusqu'à 25 ans de prison. L'audience de jeudi a été marquée par un incident : la fille de Maradona, Gianinna, a quitté brusquement la salle du tribunal lorsque des images de l'autopsie ont été projetées sans avertissement. « Fils de p... ! », a-t-elle crié, et l'audience a été écourtée. Le procès, à raison de deux audiences par semaine, doit durer jusqu'en juillet.



