L'Équipe mise sur le Mondial après une année de défiance
L'Équipe parie sur la Coupe du monde

L'Équipe parie sur la Coupe du monde de football

Le journal sportif L'Équipe traverse une période mouvementée. Après une année marquée par deux motions de défiance de la part des salariés, la direction du quotidien mise désormais sur la prochaine Coupe du monde de football pour redynamiser ses finances et son audience. Ce pari stratégique intervient dans un contexte de tensions internes et de concurrence accrue dans le paysage médiatique français.

Une année sous tension

En 2025, L'Équipe a connu deux motions de défiance déposées par les employés, reflétant un malaise profond au sein de la rédaction. Les revendications portaient notamment sur les conditions de travail, la rémunération et la ligne éditoriale. Ces événements ont fragilisé la réputation du journal, longtemps considéré comme une référence incontournable du sport en France.

La direction a tenté d'apaiser les tensions en engageant des discussions avec les syndicats, mais l'impact sur le moral des troupes et sur les résultats économiques reste palpable. Le chiffre d'affaires a reculé de 3 % en 2025, tandis que les ventes papier continuent de baisser, comme pour l'ensemble de la presse écrite.

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La Coupe du monde comme bouée de sauvetage

Pour inverser la tendance, L'Équipe mise sur la Coupe du monde de football qui se déroulera en 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Cet événement planétaire représente une opportunité majeure pour le journal, qui prévoit de déployer une couverture éditoriale renforcée, des hors-séries, des suppléments et une offre numérique étoffée.

Selon des sources internes, la direction espère une hausse des ventes au numéro de 15 à 20 % pendant la compétition, ainsi qu'une augmentation significative des abonnements numériques. L'objectif est également de séduire une nouvelle génération de lecteurs via des contenus interactifs et des podcasts.

Un pari risqué

Cependant, ce pari n'est pas sans risques. La concurrence est féroce, notamment de la part des chaînes d'information en continu et des plateformes numériques comme So Foot ou Mediapart, qui investissent également dans le sport. De plus, l'incertitude plane sur les droits de diffusion et les accords de partenariat.

Les syndicats restent sceptiques. Ils craignent que cet événement ne serve à masquer les problèmes structurels du journal, sans apporter de solutions durables. Un représentant syndical a déclaré : "La Coupe du monde est une bouffée d'oxygène temporaire, mais elle ne résoudra pas les difficultés de fond."

Malgré tout, la direction affiche sa confiance. Le PDG de L'Équipe a souligné lors d'une réunion interne que "le sport est notre ADN, et la Coupe du monde est le plus grand rendez-vous sportif mondial. Nous devons en être le média de référence."

Reste à savoir si cet optimisme suffira à convaincre les salariés et à redresser durablement les comptes du journal. La réponse se jouera en partie sur les terrains de football, mais aussi dans les rédactions et les salles de marché.

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