Une soirée difficile pour le LOSC face à Aston Villa
Toujours aussi peu inspiré en attaque et pénalisé par des erreurs défensives coûteuses, le LOSC s'est incliné contre Aston Villa (1-0) jeudi soir à Villeneuve-d'Ascq, lors du match aller des huitièmes de finale de la Ligue Europa. Il n'y a pas eu de miracle ni le déclic tant attendu pour une équipe en plein marasme : les Lillois ont été fidèles à leurs récentes prestations, montrant de grandes difficultés dans le domaine offensif.
Des erreurs défensives qui coûtent cher
Le club nordiste a ajouté à ce cocktail décevant un ingrédient dont il aurait mieux valu se passer : la bourde défensive. Celle de Chancel Mbemba d'abord, incapable de dominer Emiliano Buendia de la tête malgré son avantage physique, puis celle de Berke Özer, très mal positionné pour être lobé par une tête lointaine d'Ollie Watkins à la 61e minute.
Dans un stade Pierre-Mauroy moins rempli que lors du match contre Lorient dimanche dernier, Lille est donc bien mal parti dans sa revanche du quart de finale de Ligue Conférence qui l'avait opposé aux Villans il y a deux ans. Ce soir d'avril 2024, le gardien Emiliano Martinez avait été l'antihéros de cette tragédie lilloise en menant le club de Birmingham à la victoire aux tirs au but, tout en provoquant le public de Villeneuve-d'Ascq.
Martinez ciblé mais serein face aux hostilités
Ennemi du football français depuis le sacre de l'Argentine aux dépens de la France lors du dernier Mondial, et surtout connu pour ses provocations envers Kylian Mbappé dans la foulée, « Dibu » Martinez était déjà au cœur de l'avant-match. Sur leur chemin vers le stade, de nombreux supporters anglais ont chanté leur amour pour le portier de 33 ans sur l'air de « Zombie » des Cranberries, tandis que des supporters nordistes multipliaient les insultes à son encontre.
Comme attendu, les spectateurs ont réservé un accueil hostile à Martinez, le conspuant à chaque prise de balle et lançant parfois des chants insultants. Mais cette fois, il n'a pas été l'antagoniste des Lillois, se contentant d'assister en spectateur à leur manque d'allant offensif.
Une attaque lilloise inexistante
Il a fallu attendre la toute fin de la première période pour voir les Dogues créer une occasion, par l'intermédiaire de leur buteur Olivier Giroud, dont la tête est passée à côté après un une-deux entre Benjamin André et Tiago Santos à la 43e minute. Une minute plus tard, Martinez s'est déployé pour détourner une tentative lointaine de Romain Perraud.
Ce fut à peu près tout lors du premier acte, où Lille a cruellement manqué de combinaisons offensives, de prises d'initiative et de risque dans le jeu. Les joueurs de Bruno Genesio ont en plus subi la sortie à la mi-temps de leur capitaine Benjamin André, qui s'est blessé seul lors d'un corner.
Des blessures qui s'ajoutent aux difficultés
Dès le retour des vestiaires, Gaëtan Perrin s'est blessé à son tour à la 52e minute. Des scènes annonciatrices d'une soirée compliquée, au même titre que les frissons dans la défense lilloise dès que les joueurs d'Unai Emery cherchaient la profondeur, exploitant une faiblesse évidente de la charnière centrale : le manque de vitesse.
C'est d'ailleurs d'un long ballon vers l'avant d'Ezri Konsa que le but de Villa est venu. Les joueurs de Birmingham auraient même pu accroître leur avantage, si la frappe d'Amadou Onana n'avait pas heurté l'équerre des cages lilloises à la 65e minute, ou si Watkins ne s'était pas emmêlé les pinceaux dans son duel avec Özer à la 68e.
En face, il n'y a pas vraiment eu de réaction nordiste, si ce n'est cette belle action individuelle de Matias Fernandez-Pardo à la 75e minute, qui a obligé Martinez à s'employer. Un signe supplémentaire que Lille est toujours malade et peine à retrouver son niveau.



