Jean-Louis Triaud : une ère de 21 ans aux Girondins de Bordeaux
Le 9 mars 2017 marque la fin d'une longue page de l'histoire des Girondins de Bordeaux. Ce jour-là, Jean-Louis Triaud achève son mandat à la tête du club, après vingt et une années de présidence ininterrompue depuis son arrivée en 1996. Une période riche en événements, en émotions et en transformations pour l'institution bordelaise.
Des débuts prometteurs à l'âge d'or
Les archives photographiques dévoilent les premières années de Jean-Louis Triaud aux commandes du club. Dès juillet 1999, on le voit aux côtés de Jean-Didier Lange, posant les bases d'un projet ambitieux. L'année 2000 le montre en compagnie de Jean Drucker, alors PDG de M6, témoignant des relations étroites entre le monde du football et celui des médias.
Les saisons suivantes sont marquées par des collaborations avec des figures emblématiques du football français. En 2001, Elie Baup puis Jean-Pierre Papin apparaissent aux côtés du président, illustrant la volonté de construire une équipe compétitive. La double casquette de Triaud, à la fois président du club et propriétaire viticole du château Gloria dans le Médoc, est également mise en lumière lors d'événements comme la Fête de la Fleur en 2002.
Les hauts et les bas d'une présidence
La vie d'un président de club n'est pas un long fleuve tranquille. En octobre 2003, Jean-Louis Triaud doit faire face à la colère des supporters après une défaite contre Toulouse. Les archives capturent ces moments de tension, mais aussi ceux de dialogue, comme en juin 2005 lorsqu'il s'entretient avec les supporters mécontents du virage Sud au Haillan.
Les années 2005-2006 voient l'arrivée de nouveaux entraîneurs, dont le Brésilien Ricardo, et des moments plus personnels, comme sa vie au Canon sur le Bassin d'Arcachon. Mais c'est à partir de 2007 que le club connaît une période faste, avec notamment la qualification pour la finale de la coupe de la ligue en janvier 2007, célébrée dans les vestiaires par un président arrosé de champagne.
L'apogée : le titre de champion de France 2009
Le point culminant de la présidence Triaud intervient sans conteste le 31 mai 2009. Ce jour-là, les Girondins de Bordeaux remportent le championnat de France de Ligue 1. Sur la place des Quinconces à Bordeaux, Jean-Louis Triaud brandit le trophée devant des milliers de supporters en liesse. Un moment historique où l'on voit le président embrasser l'attaquant Marouane Chamakh, symbole de la proximité qu'il entretient avec ses joueurs.
Cette période glorieuse se poursuit avec des projets d'envergure, comme la construction du nouveau stade de Bordeaux. En octobre 2009, Triaud participe à une réunion à la Communauté Urbaine de Bordeaux aux côtés d'Alain Juppé, maire de Bordeaux, et de Vincent Feltesse, président de la CUB, pour évoquer ce projet qui deviendra le Matmut Atlantique.
Les dernières années et l'héritage
Les années 2010 voient le club évoluer avec différents entraîneurs : Jean Tigana en 2010, Francis Gillot en 2011, puis Willy Sagnol en 2014. Malgré des résultats en dents de scie, Jean-Louis Triaud reste un président engagé, présent sur tous les fronts. En mars 2015, il visite le nouveau grand stade de Bordeaux en compagnie d'Alain Juppé, quelques jours avant son inauguration.
Au-delà du terrain, Triaud s'implique également dans des actions sociales, comme la visite de l'orphelinat « Arc en Ciel » à Libreville au Gabon en août 2013 avec les joueurs du club. Des moments plus légers ponctuent aussi cette période, comme l'accueil de Serge le lama sur la pelouse du stade Chaban-Delmas en novembre 2013, démontrant l'ouverture d'esprit du président.
Une page qui se tourne
Le 18 mars 2017, quelques jours après la fin de son mandat, les supporters du Virage sud rendent hommage à Jean-Louis Triaud au stade Matmut Atlantique. Un geste symbolique pour saluer vingt et une années de dévouement au club. De 1996 à 2017, Triaud a dirigé les Girondins de Bordeaux avec passion, traversant les épreuves et célébrant les succès, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans l'histoire du football bordelais.
Ces archives, riches de moments forts et d'anecdotes, témoignent non seulement du parcours d'un président, mais aussi de l'évolution d'un club et de son ancrage dans la vie sportive et sociale de la région. Une plongée fascinante dans la mémoire collective du football français.



