Le président de la FIFA affiche un optimisme inébranlable à trois mois du coup d'envoi
Dans un contexte international particulièrement tendu, Gianni Infantino ne laisse transparaître aucune inquiétude concernant l'organisation de la prochaine Coupe du monde de football 2026. Alors que la compétition débutera dans trois mois aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le président de la FIFA maintient un discours résolument serein.
Un enthousiasme record malgré les craintes géopolitiques
Dans un entretien accordé au quotidien sportif espagnol AS, Infantino a déclaré avec assurance : « Tous les stades seront plein à craquer, ce sera la fête ! ». Cette confiance s'appuie sur des chiffres exceptionnels concernant la billetterie de cette première édition à 48 équipes.
Le dirigeant footballistique, qui entretient des relations étroites avec l'ancien président américain Donald Trump, révèle un chiffre impressionnant : « Nous avons reçu plus de 500 millions de demandes de billets. C'est incroyable ! Nous avons près de 7 millions de billets en vente, et ce chiffre de 500 millions de demandes, c'est du jamais vu dans l'histoire de la FIFA et de toute autre institution ».
Une popularité du football en pleine transformation aux États-Unis
Infantino constate une évolution significative dans la perception du football nord-américain : « L'idée que le football n'était pas très populaire aux États-Unis a changé. Ce sera un immense succès ». Malgré une politique tarifaire critiquée, avec une majorité de billets dépassant les 200 euros avant l'introduction d'une catégorie plus accessible, la demande reste exceptionnelle.
Le président de la FIFA précise : « 77 des 104 matchs ont enregistré plus d'un million de demandes ». Ces chiffres records semblent balayer les inquiétudes liées au contexte géopolitique actuel, notamment les tensions au Moyen-Orient où les États-Unis jouent un rôle central.
Un événement qui dépasse le cadre sportif
Pour Infantino, cette Coupe du monde représente bien plus qu'une simple compétition sportive : « C'est plus qu'un tournoi, plus qu'une compétition sportive, c'est un événement social que le monde entier suivra ». Cette vision englobante semble guider sa communication, minimisant délibérément les préoccupations géopolitiques qui entourent l'organisation de ce Mondial dans l'Amérique de Trump.
Alors que de nombreux supporters internationaux expriment des réserves sur le choix des pays hôtes dans le climat politique actuel, le dirigeant footballistique maintient son discours optimiste, s'appuyant sur l'engouement populaire mesuré à travers les demandes de billets pour justifier sa sérénité.



