Gianni Infantino affiche sa sérénité face aux défis sécuritaires au Mexique
Dans un contexte de tensions exacerbées, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a exprimé sa confiance totale quant au déroulement de la Coupe du monde de football 2026 sur le sol mexicain. Cette déclaration intervient alors que le pays est secoué par une recrudescence de violences, suite à la mort de Nemesio Oseguera, dit « El Mencho », chef du redoutable cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG).
Un climat de terreur qui paralyse le pays
Dimanche dernier, une série d'événements dramatiques a plongé le Mexique dans un état d'urgence. Des dizaines de morts, des véhicules incendiés, des commerces fermés de force et des routes bloquées ont créé un climat de peur généralisée. Ces incidents violents sont directement liés à l'opération militaire ayant coûté la vie au leader du cartel, déclenchant des représailles à grande échelle.
Interrogé par l'Agence France-Presse à Barranquilla, en Colombie, Gianni Infantino s'est montré « très tranquille » et a assuré que « tout va très bien, tout sera fantastique » pour le Mondial. Il a précisé : « Nous avons pleinement confiance en le Mexique et en sa présidente, Claudia Sheinbaum », soulignant un contact régulier avec les autorités locales.
Guadalajara, ville hôte sous tension
Les violences ont particulièrement touché Guadalajara, une métropole clé qui doit accueillir quatre rencontres de la Coupe du monde 2026, dont un match de phase de poule entre l'Uruguay et l'Espagne. En réponse, environ 10 000 soldats ont été déployés pour rétablir l'ordre et assurer la sécurité publique.
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a tenté de rassurer la communauté internationale en écartant tout risque pour les supporters de football se rendant à Guadalajara. Elle a affirmé que « toutes les garanties » de sécurité seraient mises en place, bien que la situation reste préoccupante.
Les autres villes hôtes et les réactions internationales
À Mexico et Monterrey, les deux autres villes mexicaines désignées pour accueillir des matchs du Mondial, aucun incident violent n'a été signalé récemment. Cependant, la fédération portugaise de football a exprimé des doutes quant à la participation de son équipe à un match amical prévu en mars à Mexico, invoquant « la situation délicate » que traverse le pays.
En plus des rencontres de la phase finale, Guadalajara co-organisera avec Monterrey les barrages de mars prochain, qui détermineront les deux dernières sélections parmi les 48 qualifiées pour la Coupe du monde. Cet événement crucial ajoute une pression supplémentaire sur les autorités pour garantir un environnement sécurisé.
Malgré les défis, Gianni Infantino maintient son optimisme, soulignant la collaboration étroite avec les dirigeants mexicains. La Coupe du monde 2026, co-organisée par le Mexique, les États-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet, reste un enjeu majeur, mais les questions de sécurité continuent de planer sur sa préparation.



