Battus (1-0) en Vendée lors du précédent match au sommet le 21 mars, les hommes de Rio Mavuba veulent aborder la rencontre avec moins de pression négative. C'était le 21 mars, il y a cinq journées, un match important mais pas décisif pour les Girondins à La Roche-sur-Yon, devancé alors à la différence de buts particulière. Les Bordelais avaient bien débuté avant de perdre le fil après la 40e minute et l'expulsion de l'attaquant vendéen Alexis Araujo. Avec le ballon et la pression du sentiment de victoire obligatoire en supériorité numérique, ils avaient déjoué avant d'être punis (1-0).
Le coup sur la tête s'est ressenti la semaine suivante contre Chauray (1-3) et il a fallu le coup de frein des Yonnais (trois points lors de leurs quatre dernières rencontres) pour que Jean Grillot et ses coéquipiers parviennent à revenir aujourd'hui à trois unités. Cinq semaines plus tard, l'entraîneur a changé et les Bordelais abordent le sommet à Bayonne, ce samedi à trois matchs du terme de la saison, avec un état d'esprit différent. « Tout le monde est plus détendu. On ne se met pas plus de pression que ça mais on est déterminé. On verra le jour du match, mais on est serein, on travaille bien pendant la semaine. Il ne reste que des finales et on a la chance de jouer un concurrent direct, pour pouvoir creuser l'écart », dit l'ailier Royce Openda.
Quand les Girondins s'étaient déplacés à La Roche-sur-Yon sans des joueurs offensifs importants (Villette et Shamal) et avec des cadres amoindris (Odru sorti à la mi-temps, Hoekstra, Openda), ils arrivent aussi avec toutes leurs armes régénérées, à l'exception d'Etonde (suspendu) et Mannaï (tendon d'Achille).
« Plus posé que les semaines précédentes »
Dans la foulée de la deuxième période à Dinan (3-1) et du succès face à Montlouis (4-1), le coach Rio Mavuba évoque « un contexte différent ». « On sait que Bayonne est invaincu à domicile cette saison, explique-t-il. C'est un gros challenge. On ne veut pas se mettre plus de pression qu'on en a. On connaît les attentes, la déception qui a accompagné nos échecs. On met le jeu au-dessus de tout, et si on y est, sans retenue, le résultat sera là. Je trouve le groupe plus posé que les semaines précédentes. Tout le monde joue le jeu et ce n'est pas de la langue de bois : si certains n'avaient pensé qu'à eux, je l'aurais dit aussi. »
À l'aller, les Girondins avaient surtout (bien) défendu et contrôler la domination des Basques après avoir ouvert le score dès la 9e minute. « On n'avait pas été trop en danger mais Bayonne avait tenu le ballon, pointe Rio Mavuba. L'idée est quand même de le tenir plus et de les mettre en difficulté. Ils ne sont pas troisièmes pour rien. On sait aussi qu'on aura des moments où on va souffrir. Mentalement, il faudra être costaud et garder ce que l'on a fait à 10 contre 11 la semaine dernière pour être capable de le reproduire. »
À La Roche-sur-Yon (1-1) comme contre Lorient (2-3), les Girondins, à défaut de gagner, n'avaient pas su se contenter d'un point du match nul. Mavuba n'a pas prévu de suivre le score du match du leader vendéen au même moment à Granville. « On va à Bayonne pour faire un bon résultat quoi qu'il arrive, reprend l'entraîneur. Après, peut-être qu'on verra dans le dernier quart d'heure. » L'Aviron, lui, n'a de toute façon pas le choix : il doit gagner pour espérer.
Jan Hoekstra de retour
Alors que l'alerte orage promet des conditions météo délicates ce samedi, les Girondins se sont entraînés une dernière fois au Haillan ce vendredi. Absent depuis le 28 mars (cheville), le gardien Jan Hoekstra fait son retour. Sans Ludéric Etonde, suspendu 5 matchs après son expulsion samedi dernier, Steve Shamal pourrait être aligné en soutien de Matthieu Villette devant. Ménagé toute la semaine, le milieu Guillaume Odru est apte. 1245 supporters, au déplacement encadré, seront dans le parcage.
L'équipe probable : Hoekstra - El Hajjam, Grillot (cap), Droehnle, Trichard - Ba, Odru - Openda, Shamal (ou Touré), Bahassa - Villette.



