Les Girondins de Bordeaux sombrent à La Roche-sur-Yon, un cauchemar qui persiste
Girondins de Bordeaux : défaite cauchemardesque à La Roche-sur-Yon

Un cauchemar récurrent pour les supporters des Girondins

Les supporters des Girondins de Bordeaux vivent un véritable cauchemar sans fin, incapable de se réveiller de cette spirale négative. Ce samedi, lors de la 22e journée de N2, les Bordelais se sont inclinés 1-0 à La Roche-sur-Yon, dans un stade d'un autre siècle entouré d'une piste de vélodrome. Ce revers a immédiatement réveillé les fantômes de la défaite contre Annecy le 28 mai 2023, lors de la 37e journée de L2, où le score était identique.

Une opportunité manquée en supériorité numérique

Étouffant leur adversaire en première période, les Bordelais semblaient maîtriser le jeu. La situation s'est même améliorée à la 37e minute lorsque le joueur yonnais Alexis Araujo a été expulsé après un mouvement de tête sur Royce Openda, laissant son équipe à dix joueurs. Avec une heure de jeu restante et une supériorité numérique, les Girondins avaient toutes les cartes en main.

Pourtant, cette équipe habituellement efficace dans son pressing a montré ses limites offensives. En football, il faut marquer des buts, et les Bordelais n'y parviennent plus vraiment : seulement quatre buts lors des cinq derniers matchs, dont deux pénaltys. Ce samedi, ils ont créé quatre occasions nettes : une à égalité numérique et trois en supériorité. Le gardien yonnais a été décisif à plusieurs reprises, notamment face à Diagouraga, auteur d'un match plein, et sur une tête de Rizaldos.

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Des insuffisances techniques qui coûtent cher

À onze contre dix, les Girondins ont payé leurs insuffisances en attaques placées. Face à un adversaire qui s'est regroupé rapidement en 5-2-2, dense et solide, les Bordelais ont perdu le fil du match. Bruno Irles, l'entraîneur bordelais, a reconnu les difficultés : « Ils se sont mis en 5-2-2, dense. C'est comme la deuxième période à Angoulême, c'est difficile. On le travaille à l'entraînement, on continuera. »

Le plan de jeu à la mi-temps était de créer plus de décalages sur les côtés, mais les joueurs n'ont pas été capables de le mettre en œuvre. Sans Villette et Shamal blessés, Etonde est resté discret et Arné trop brouillon. Les remplacements de Faïssal Mannaï, Soufiane Bahassa et Luigi Rizaldos n'ont pas suffi à inverser la tendance.

La réaction de La Roche-sur-Yon et les conséquences

Pendant ce temps, La Roche-sur-Yon a su résister et même prendre l'ascendant. Frédéric Reculeau, l'entraîneur vendéen, a révélé sa stratégie : « À la pause, j'ai dit aux joueurs qu'il fallait répondre aux duels car on se faisait manger. Qu'il fallait être solide, avec quelques réglages sur les côtés, et que si on passait le premier quart d'heure, on allait avoir des opportunités pour faire l'exploit. »

L'exploit est arrivé à la 83e minute sur un centre dévié, plongeant les supporters bordelais dans le désarroi. Avec cette défaite, les Girondins laissent deux points d'avance à leur rival, qui prend la tête du groupe avec un match en retard à disputer à Bayonne le 8 avril.

Un scénario qui rappelle des souvenirs douloureux

Cette défaite ressemble étrangement au match aller perdu 3-0 le 18 octobre. Bruno Irles reste cependant convaincu : « Dans le vestiaire, on y croit. La frustration et les critiques serviront à mes joueurs. » Pour Frédéric Reculeau, la prudence est de mise : « On est trop loin de l'arrivée pour se croire favoris. On va rester mano a mano un bon moment encore. »

Le match s'est terminé en échauffourées, entre démonstrations de joie provocantes des vainqueurs et vaincus plongeant dans des échanges de coups, ajoutant une couche de tension à cette rencontre déjà chargée d'émotions.

Pour les Girondins, il faudra désormais se relever et tout gagner lors des huit matchs restants, avec l'objectif de (re)montée en ligne de mire. La route s'annonce longue et semée d'embûches, mais l'espoir reste permis malgré ce cauchemar qui semble persister.

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