Les essais libres du GP d'Australie débutent dans un contexte de réglementation perturbante
Les essais libres du Grand Prix d'Australie doivent débuter ce vendredi, alors que la nouvelle réglementation mise en place cette saison bouleverse profondément les habitudes des écuries de Formule 1. Le pilote français Pierre Gasly, qui entame sa quatrième saison chez Alpine, exprime des doutes sur la préparation des équipes.
Gasly : "Personne ne sera prêt à Melbourne"
Alors qu'il vient de fêter ses 30 ans, le Normand est bien décidé à aider son écurie à remonter dans la hiérarchie et reste plus motivé que jamais. "Il n'y a rien qui me rend plus heureux que de me battre en piste avec les meilleurs pilotes au monde", confie-t-il avec passion.
Interrogé sur les nouvelles monoplaces, Gasly nuance son jugement : "C'est encore très tôt pour juger. Il y a des points sur lesquels c'est peut-être un peu moins plaisant. On est des pilotes de F1, on veut aller le plus vite possible". Il explique que la réduction de vitesse dans certains virages modifie les sensations, créant un challenge différent plutôt qu'une expérience moins bonne.
Les défis techniques des nouvelles F1
Le pilote français souligne particulièrement la complexité accrue : "La seule chose qui est un peu plus difficile à accepter, c'est toute la partie électrique qui a un impact énorme sur la performance. Cela demande beaucoup plus de gestion qu'avant". Cette gestion de l'énergie représente un défi majeur pour toutes les écuries.
Concernant les essais de présaison, Gasly estime qu'ils ont été "assez productifs" mais insuffisants : "Mais personne ne sera prêt à Melbourne ! Les essais nous ont aussi fait comprendre qu'il y aura pas mal d'inconnues sur les premiers week-ends de course". Il cite notamment :
- La gestion de l'énergie
- La réaction des moteurs
- Les procédures de départ
- Les arrêts aux stands
- L'adaptation aux conditions météo variables
Une hiérarchie qui pourrait être bouleversée
Gasly s'interroge sur l'impact de la nouvelle réglementation : "On verra la hiérarchie après trois ou quatre courses, mais c'est assez surprenant de voir les quatre écuries de pointe toujours devant". Il pointe du doigt McLaren, Mercedes, Red Bull et Ferrari qui, malgré moins de temps en soufflerie, maintiennent leur avance.
"C'est surprenant qu'ils arrivent à faire mieux en ayant quasiment 50 % de temps en moins. S'ils avaient le même temps que tout le monde, ça voudrait dire quoi, trois secondes d'avance ? C'est surprenant", analyse-t-il avec perplexité.
La position d'Alpine et les objectifs de la saison
Après une dernière place en 2025, Gasly situe Alpine : "C'est mieux que l'an dernier, mais pour la hiérarchie exacte, il est trop tôt pour le savoir. Pour l'instant, il y a l'air d'avoir deux championnats et l'écart est assez important entre les meilleurs et le reste du peloton".
Les objectifs sont clairs : "Pour l'équipe, l'objectif c'est de mener ce peloton. Et après, d'essayer de regarder devant, d'aller réduire l'écart avec les quatre écuries de tête". Gasly insiste sur l'importance du développement de la voiture tout au long de la saison.
Personnellement, le pilote français vise "pouvoir me battre pour les points toutes les semaines, essayer d'atteindre la Q3 un maximum de fois". À 30 ans, il rejette l'idée d'une fin de carrière proche : "Demandez ce qu'il en pense à Fernando Alonso ! L'âge, pour moi, c'est plus une force de par l'expérience que j'ai acquise".
Pierre Gasly conclut avec détermination : "Je me vois encore en F1 pendant de nombreuses années. Il n'y a rien qui me rend plus heureux que de me battre en piste avec les meilleurs pilotes au monde", affirmant ainsi sa passion intacte pour la compétition automobile au plus haut niveau.



