Équipe de France : une mine d'or qui impose l'humilité avant la Coupe du monde
France : une mine d'or qui impose l'humilité avant le Mondial

Une démonstration de force qui impressionne le monde entier

Il suffisait de parcourir les réseaux sociaux dimanche soir pour saisir le mélange de peur et d'admiration que les amateurs de football du monde entier éprouvent désormais envers l'équipe de France. Trois jours seulement après avoir dominé le Brésil, les Bleus ont aligné onze joueurs différents face à la Colombie, offrant malgré tout une prestation de très haut niveau. Des mouvements offensifs d'une grande classe ont permis une victoire méritée sur le score de 3-1.

Une profondeur de banc exceptionnelle

La tâche paraît évidemment plus aisée lorsque vos remplaçants se nomment Ryan Cherki, Désiré Doué, Magnes Akliouche et Marcus Thuram, sans compter Bradley Barcola actuellement blessé. « L'équipe B de la France peut atteindre sans problème les demi-finales de la Coupe du monde », affirme par exemple le journaliste mexicain Juan Carlos Zuniga. Didier Deschamps est parfaitement conscient de la richesse dont il dispose, mais son rôle consiste justement à ne pas le clamer trop fort.

Deschamps prêche l'humilité malgré le potentiel évident

Interrogé sur les déclarations de Lucas Hernandez, qui venait d'affirmer que les Bleus possédaient la meilleure attaque du monde après le succès contre les Colombiens, le sélectionneur a tenu à garder les pieds sur terre. « Il a dit ça ? Je vais lui parler tout de suite », a-t-il répondu avec un sourire. « On ne va pas se voir trop beau mais il ne faut pas minimiser. Évidemment qu'on a le potentiel, oui. L'ambition je l'ai, mais il ne faut pas qu'on perde l'humilité. Je ne vais pas me cacher. Ce n'est pas en claironnant en disant qu'on est les plus beaux et les plus forts qu'on va y arriver. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Il n'a certainement pas tort. L'histoire du football français rappelle que les victoires en Coupe du monde se construisent d'abord sur une solidité défensive inébranlable. Néanmoins, disposer d'autant de talents et d'une telle variété offre la conviction que tout est réuni pour défaire n'importe quelle équipe adverse.

Une cohésion et une qualité collective saluées

« On a eu beaucoup de cohésion et même si on avait moins d'automatismes, c'était un très bon match et une bonne répétition », a réagi Lucas Digne en zone mixte. « Quand on est entouré de bons joueurs, ce n'est pas difficile. » Un sentiment partagé par l'ensemble du groupe à l'issue de cette rencontre. Sur les vingt-six joueurs convoqués pour cette mini-tournée, vingt-cinq ont bénéficié de temps de jeu, seul le troisième gardien Lucas Chevalier n'étant pas entré en jeu.

L'heure des choix difficiles approche

Reste désormais à effectuer des choix cruciaux, alors qu'aucun joueur n'a démérité durant ce dernier rassemblement avant l'annonce de la liste définitive, prévue le 14 mai. « À tous les postes, il y a des choix. Il y a beaucoup de postulants mais une bonne vingtaine des joueurs présents, s'il n'y a pas de soucis physiques, seront là », a souligné Didier Deschamps. « C'est le haut niveau. On va prendre le temps de choisir. Je reste dans ma logique. »

Au lendemain de ce voyage qui sentait déjà bon la Coupe du monde, l'impatience gagne désormais tout le monde pour entrer dans le vif du sujet. Les Bleus ont pu prendre leurs marques, découvrant leur futur camp de base à Boston, l'hôtel Four Seasons, ainsi que leur centre d'entraînement situé à l'université de Bentley dans le Massachusetts.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale