Basket : l'Elan Béarnais face au défi Narcisse Ngoy à Poitiers
Elan Béarnais : défi Ngoy à Poitiers

Jeudi soir, les Palois entament le sprint final de la saison régulière chez un adversaire à la montée, porté notamment par la sensation d'Élite 2, le jeune colosse Narcisse Ngoy (21 ans, 2,14 m). Après la victoire en deux temps contre Antibes, il leur faudra élever le curseur. Poitiers n'est pas un bon souvenir pour l'Elan Béarnais : la dernière possession, ce dunk de Bryce Nze contré, le Palais circonspect et les visiteurs qui exultent, derrière leur phare, climatiseur, Narcisse Ngoy. Une défaite de plus avant l'hiver, « quand on n'alignait pas deux victoires », rembobine Mickaël Hay. L'entraîneur palois ne parle pas de revanche au vu des métamorphoses conjointes. L'amertume s'est dissipée depuis la mi-novembre (79-80), les victoires – dix d'affilée – ont aidé, mais la méfiance est restée intacte. Et le restera après le 15 mai et la fin de la saison régulière.

Un match crucial pour la montée

À trois journées des playoffs, le match 2 entre ces deux candidats à la montée fait office de prélude. L'Elan Béarnais ne paierait pas dans l'immédiat les conséquences d'un revers, lui qui a deux victoires d'avance sur ses poursuivants, mais pourrait définitivement redescendre sur terre, après une première vilaine chute à Blois. La fin de saison ne se galvaude pas. Elle s'accueille « avec beaucoup d'envie et beaucoup d'enthousiasme. Ce que j'ai dit un petit peu aux garçons, c'est qu'à un moment donné, ça fait 9 mois qu'ils triment quotidiennement à l'entraînement », appuie Hay.

Un labeur aux effets pervers, dont les Béarnais n'ont pas le monopole : « Après 10 mois de compétition, les mecs ont psychologiquement du mal à enchaîner les entraînements. C'est au staff technique de trouver le bon niveau pour les reposer, les activer et qu'ils soient concentrés. Le petit bémol aujourd'hui, c'est qu'à l'entraînement on n'est pas assez concentrés sur ce qu'on a à faire. » La quantité des séances volontairement réduite ne doit pas altérer leur qualité. À la veille du match, la séance collective effectuée au complet, renfort espoir compris, a donné à entendre du « Ngoy » (Narcisse).

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Ngoy, taille MVP

Le jeune pivot (21 ans, 2,14 m), qui appartient à la JL Bourg et évoluera en championnat universitaire américain (NCAA) dès la saison prochaine (Auburn), est une singularité du championnat. Une Élite 2 qu'il domine copieusement, avec la meilleure évaluation (20,9), un double-double de moyenne (11,9 rebonds, 10,9 points) et 2,7 contres. « Athlétiquement, c'est un monstre. 2,14 m, il court bien, et en plus c'est quelqu'un qui a des mains, qui est très dissuasif en défense. C'est un peu le Wembanyama de la Pro B défensivement si je dois comparer, s'essaye Mickaël Hay. C'est un garçon qui a 21, 22 ans, il arrive à maturité alors que les intérieurs y arrivent plutôt vers 25 ans, il est en phase vraiment ascendante. Il a encore passé un cap dans la saison par rapport à l'année dernière, et l'année prochaine ça sera encore un autre niveau. C'est un mec qui, aujourd'hui, pourrait jouer largement en Pro A. »

Mais qui composera, ce jeudi, un effectif poitevin pas en reste par ailleurs. La meilleure formation du championnat au contre et au rebond s'appuie aussi sur des arrières efficaces, les deux Marcus, Hammond (15,4 points) et Gomis (11,9 points) ainsi que le jeune Aurèle Brena-Chemille (10,2 points). « Une belle équipe, dit Hay, qui est là où elle doit être aujourd'hui. » Quand bien même derrière l'Elan au classement.

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