Les Palois n'ont pas cédé à la panique, même après avoir été rapidement distancés de 17 points à Poitiers. Ils ont finalement glané un précieux succès qui, conjugué à la défaite de Vichy, leur assure la deuxième position d'Élite 2. Une place de choix pour les playoffs.
Une victoire décisive
L'Elan Béarnais en a terminé des spéculations. Grâce à sa victoire contre Poitiers (90-97) et au revers de Vichy contre Antibes, il est assuré de terminer la saison régulière à la seconde place. Les hommes de Mickaël Hay ont manqué de peu leur objectif initial de finir leader d'Élite 2, mais ils ont plus que sauvé les meubles. Ils joueront les playoffs avec l'avantage du terrain, débutant par le vainqueur du deuxième play-in durant la semaine du 25 mai.
Une phase retour exemplaire
Ces conditions favorables ont été obtenues au prix d'une phase retour modèle, qui s'achèvera par la réception de Vichy le 10 mai et un ultime déplacement à Roanne cinq jours plus tard. Ce voyage aurait pu avoir un autre parfum si l'hiver avait été meilleur. Mais le joli printemps béarnais a continué avec un probant succès à Poitiers.
Un retournement de situation
Jeudi, Pau a fait fi de l'adversité, de la série de cinq victoires de Poitiers et de son épouvantail Narcisse Ngoy (15 points, 13 rebonds, 22 d'évaluation), efficace dans l'effarouchement lors du premier quart-temps. Après dix minutes de jeu, les Poitevins menaient de 17 points (32-15). Une seule équipe sur le parquet semblait absente des débats, mais elle n'était pas affolée. « Je n'ai pas senti de panique », confiait Fabio Milanese.
Le meneur et ses coéquipiers ont d'abord resserré la défense pour initier leur remontée au score. Un 14-31 en deuxième reprise, puis l'Elan s'est lancé grâce à tout son collectif. « On a quand même été assez solide dans le basket proposé, résume Mickaël Hay. Même si le score est large, 96 et 90 points, il y a eu deux bonnes défenses de chaque côté. Il y a eu des gros tirs de chaque côté. En deuxième mi-temps, on a trouvé beaucoup plus d'alternance. Entre le jeu intérieur, Bastien (Pinault, 23 points) qui met des gros paniers à la fin. Tout le monde a apporté quelque chose. »
La récolte n'est pas finie
Constants dans l'intensité, dans le sillage de Joshua Mballa (8 points, 8 rebonds, 2 interceptions), les Palois ont arraché la victoire grâce à leur état d'esprit, de bon augure avant les playoffs et après le naufrage dans l'attitude lors du dernier voyage à Blois. « Il n'y avait eu aucune réaction, pas de rébellion. Là, les mecs se sont beaucoup parlé, on a essayé un petit peu de s'invectiver, pour se bouger », souligne Mickaël Hay.
Il n'était plus question de gaspiller un joker, mais plutôt de se payer, en partie, d'un labeur ancien. « On sait qu'on a eu des mois d'octobre, novembre, décembre difficiles. Parce qu'on a jamais pu enchaîner deux victoires de suite. Mais c'est à ce moment-là que les mecs ont continué à bosser. Et c'est à ce moment-là, je le dis souvent, qu'on a semé des choses pour la suite. On a récolté à partir du mois de janvier. Ça coïncide aussi avec le retour de Josh (Mballa), il ne faut pas oublier, qui nous amène une dimension de combat importante. Tout le monde a su trouver sa place, a su partager des choses. Le fait à un moment donné de beaucoup travailler, de commencer à avoir le fruit de ça, avec une série de victoires, ça renforce la cohésion. »
Les deux dernières journées sans enjeu
Celle-ci ne devrait pas souffrir des deux dernières journées d'Élite 2, un peu sans sel, qui attendent l'Elan Béarnais. « Pendant quinze jours, on va pouvoir travailler différemment. On a deux matchs de bon calibre pour bien se préparer. Les playoffs, c'est autre chose encore. » Jeudi, Pau et Poitiers en ont donné l'avant-goût.
La course aux playoffs et au maintien
Derrière l'Elan, assuré d'être second, Orléans, seul troisième, est aux prises avec Vichy, Poitiers et Blois, actuellement qualifiés en playoffs. Pour les play-in, ça pousse aussi. La Rochelle, vainqueur d'Évreux (81-80), est septième en embuscade (20 victoires), suivie par Nantes, Gries-Souffel qui comptent un match en moins, mais aussi Châlons-Reims et Denain. La formation de la banlieue de Valenciennes s'est vue retirer sa victoire contre Évreux sur tapis vert à quelques heures du coup d'envoi contre le Stade Rochelais. Cette décision a eu une incidence dans la course au maintien, qu'auraient pu sceller les Ébroïciens face au Jaune et Noir. À cette fin, ils surveilleront assurément le résultat de Quimper, leur adversaire dans cette lutte et premier relégable, à Blois samedi.



