Le départ d'Omeragic fragilise Montpellier avant le choc à Rodez
Le transfert de Becir Omeragic au FC Bâle représente un véritable coup dur pour le Montpellier Hérault Sport Club. L'ancien capitaine, transféré lundi, laisse un vide considérable dans l'effectif à quelques jours seulement du déplacement à Rodez, prévu ce vendredi 20 février pour la 24e journée de Ligue 2.
Un joueur aux multiples facettes difficilement remplaçable
À seulement 24 ans, Omeragic cumulait les responsabilités et les qualités sur le terrain. Capitaine apaisant dans un vestiaire souvent agité, défenseur axial de métier, sentinelle sécurisante et véritable couteau suisse de luxe, le joueur suisse emporte avec lui les éloges unanimes de tout le club montpelliérain.
"C'est un coup dur. Quand tu perds ton capitaine, c'est toujours compliqué, surtout à ce moment-là de la saison", reconnaît Nicolas Pays, soulignant la valeur humaine exceptionnelle du joueur. International suisse avec sept sélections et présent dans le groupe à l'Euro 2021, Omeragic possédait déjà une expérience impressionnante avec 200 matches professionnels à son actif.
La difficile question de la succession
Le départ du Suisse contraint l'équipe à se réorganiser rapidement. Julien Laporte endossera le brassard de capitaine, mais la question de la sentinelle défensive reste entière. "Everson est un des joueurs qui connaît bien le rôle", assure l'entraîneur Zoumana Camara, évoquant le Franco-Brésilien Everson Junior comme possible successeur.
Le joueur lui-même se dit prêt à assumer cette responsabilité : "À Ajaccio, j'étais utilisé en sentinelle. Là-bas, nos causeries ne duraient pas plus de cinq minutes : on gagne nos duels et on rentre. Ici, le coach a une autre philosophie."
Une défense mise à l'épreuve
La situation défensive devient préoccupante pour Montpellier. Camara ne dispose désormais que de trois défenseurs centraux :
- Julien Laporte, inamovible
- Christopher Jullien
- Yaël Mouanga, contrarié par une lésion à la cuisse
Théo Sainte-Luce et Naoufel El Hannach pourraient être appelés en renfort à un poste particulièrement exposé aux suspensions. Omeragic, avec sa polyvalence, savait justement dépanner à plusieurs postes, reculant d'un cran en défense centrale ou remontant à la source selon les besoins.
Un contexte sportif délicat
Ce départ intervient alors que Montpellier tente de stabiliser son jeu autour d'une nouvelle organisation en 4-3-3, mise en place depuis la défaite à Boulogne (1-0) et la victoire à Bastia (2-0). La vigilance défensive et les garanties techniques d'Omeragic calmaient jusqu'ici le débat sur le recrutement d'un milieu défensif.
Le vestiaire montpelliérain, souvent traversé par des tempêtes, perd ainsi l'une de ses figures stabilisatrices. "Je n'attends pas que les jeunes prennent plus de responsabilités, mais jouent avec insouciance et liberté. J'ai d'autres joueurs garants de ça", précise Camara, cherchant à préserver l'équilibre psychologique du groupe.
Alors que le match à Rodez s'annonce décisif dans la course aux objectifs de fin de saison, Montpellier devra composer avec cette absence majeure. Le défi est de taille pour un club qui doit maintenant prouver sa capacité à rebondir après le départ d'un joueur qui faisait l'unanimité dans l'Hérault.



