Diego Simonet annonce sa retraite après 13 saisons au Montpellier Handball
À 36 ans, Diego Simonet, surnommé « Chino », a annoncé qu'il prendrait sa retraite à l'issue de la dernière journée de championnat. Une décision mûrie depuis le mois d'avril, lors d'un déplacement à Elverum en Norvège. L'Argentin, qui a débuté sa carrière à 18 ans dans son pays natal, a ensuite évolué au Brésil, en Espagne, à Ivry et surtout à Montpellier depuis 2013. À bientôt 37 ans, ce père de trois enfants (Juana, 7 ans ; Benjamin, 4 ans ; Luisa, 1 mois et demi) ne se voyait plus quitter sa famille tous les trois jours, même s'il se sent encore en pleine forme.
Une décision prise pour la famille
Interrogé sur les raisons de son départ, Simonet explique : « J'ai décidé de prendre ma retraite. La décision remonte à janvier, après mon retour de congés. Mais avec l'arrivée de mon troisième enfant et des matches importants, je ne voulais pas me stresser. J'en ai parlé au coach, je lui ai dit que c'était fini pour moi en juin, mais que d'ici là je restais focus sur la famille et le MHB. » L'annonce officielle a été faite ce mercredi 13 mai, après discussion avec le président Julien Deljarry.
Un choix assumé malgré une saison réussie
« Quand j'ai resigné il y a deux ans, j'avais promis d'être à 100 % chaque jour. Faire une saison de plus au même rythme, j'avais des doutes », confie-t-il. Il écarte l'idée de rejoindre un autre club : « Mon rêve était de prendre ma retraite à Montpellier. Je ne me voyais pas partir ailleurs, dans une équipe plus faible, et imposer un déménagement à ma famille. Nous sommes très heureux ici. »
L'avenir après le handball
Simonet souhaite continuer à aider le club, mais pas en tant qu'entraîneur : « Je veux passer plus de temps avec ma famille. On va discuter avec Julien Deljarry. Pendant six mois, je veux juste être à la maison, profiter, peut-être voyager. »
Des souvenirs impérissables
« J'ai tout donné pour le MHB, je n'ai aucun regret. J'ai vécu cette vie professionnelle à fond », affirme-t-il. Le seul titre qui lui manque est le championnat de France, mais il préfère sa victoire en Ligue des champions en 2018 : « Moi, le petit Argentin, j'ai remporté le plus beau titre en club au monde. C'était inimaginable. »
Parmi les joueurs qui l'ont marqué, il cite Michaël Guigou, son idole avant d'arriver à Montpellier : « C'était un super capitaine, il m'a beaucoup appris. » Il évoque aussi Jure Dolenec, Felipe Borges, Mathieu Grébille et Baptiste Bonnefond.
Un message aux supporters
« Je veux les remercier d'avoir toujours été là, dans les bons et les mauvais moments. Il n'y a jamais eu un sifflet, c'est rare. Cela m'a permis de venir au club avec le sourire et de vivre ma passion dans la joie. »



