Un dernier match sous haute tension
Président, joueur et moteur du Royan Atlantique Volley-Ball, David Guelle disputera ce samedi à l’Espace Cordouan son dernier match professionnel face à Grand Nancy. Cette rencontre pourrait être couronnée d’un titre de champion de France de Nationale 2 et d’une montée historique dans l’élite, la Marmara SpikeLigue.
Un parcours salué par les grands noms du volley
Trévor Clevenot, double champion olympique français originaire de Royan, ne tarit pas d’éloges : « Emmener une équipe de Nationale 2 aux portes de la Marmara SpikeLigue en cinq saisons… c’est incroyable ce qu’il a réussi à faire. » L’international tricolore, tout juste auréolé de trois nouveaux titres en Turquie, a tenu à saluer son ami « Dada » en début de semaine. Même s’ils n’ont jamais joué ensemble ni l’un contre l’autre, les deux hommes cultivent une belle amitié depuis de nombreuses années, se retrouvant souvent l’été pour des parties de beach-volley. Un autre ami de David Guelle, Earvin Ngapeth, également double champion olympique, sera aussi présent dans les tribunes.
« Je me suis bien amusé »
Malgré l’engouement qui gagne la cité balnéaire à quelques heures de cette rencontre historique, David Guelle garde la tête froide. « Cela reste un match comme un autre, s’autopersuade l’élément moteur de cette dynamique. Mais c’est vrai qu’il y a un peu plus d’excitation que d’habitude… » Les émotions pourraient être fortes à la fin de la rencontre, car le capitaine Gauthier Bonnefoy, le coach Grégory Alleix et « Dada » quitteront dans quelques semaines le volley de haut niveau.
Pour le président-joueur, la boucle sera bouclée : « J’ai commencé ma carrière professionnelle à l’âge de 18 ans, je vais la terminer à 35 ans, c’est bien… » Aucune tache ne vient noircir son parcours sportif. David Guelle a joué à Chaumont, Cambrai, Rennes, Famagouste (Chypre), Tanger (Maroc), Saint-Quentin, Cannes, Ajaccio et Pamvochaikos (Grèce) avant de retrouver sa Saintonge natale en 2020.
« Je n’ai pas de regrets même si je n’ai fait que des mauvais choix sportifs », se marre le Royannais qui a obtenu plusieurs titres : champion d’Europe U19, champion du Maroc, de Chypre… « Je me suis bien amusé quand même. Mais ce que nous sommes en train de faire en ce moment, c’est inouï ! Et nous n’en sommes qu’au début », prévient le futur retraité.
Un avenir tout tracé dans la présidence
Même s’il n’a pas pris de vacances depuis cinq ans, il déploie toujours autant d’énergie pour son club. Mais à quelques semaines de son 35e anniversaire, il considère qu’il est temps de remiser les baskets. « Jusqu’à présent, j’étais à 100 % président et 100 % joueur. Désormais ce sera 100 % pour mon rôle de président », confie celui qui apprécie la montée en puissance du jeune passeur Liam Varier.
Le dossier de montée en Ligue A sera étudié le 11 mai par la DNACG. « Si on pouvait avoir acquis l’accession avant, cela me permettrait d’avancer plus vite pour structurer l’équipe de la saison prochaine », analyse-t-il. Il reste offensif : « Aucune structure administrative ne nous empêchera d’évoluer en Ligue A. » Avant d’avoir à gérer cette incroyable potentielle accession et l’ouverture d’un centre de formation dès septembre, les Pirates devront écarter Grand Nancy. « Nous nous attendons à une rencontre difficile… Mais pour nous, il s’agit d’une finale ; pas pour Nancy », conclut David Guelle.



