L'OGC Nice a terminé sa saison de championnat par un match nul sans saveur contre Metz (0-0), dernier et déjà relégué. Ce résultat, combiné aux victoires d'Auxerre et du Havre, condamne les Aiglons à la 16e place et aux barrages de maintien en Ligue 1. Une issue logique pour une équipe qui n'a jamais su inverser la tendance.
Une saison de records négatifs
Le club niçois a battu plusieurs séries noires cette saison : 18 matchs sans victoire en Coupe d'Europe, 9 défaites consécutives toutes compétitions confondues, 11 rencontres sans succès à domicile en L1. Une liste affligeante qui témoigne de la profondeur de la crise.
La finale de la Coupe de France, prévue vendredi contre Lens, est perçue comme un cadeau empoisonné. Alors que les supporters sont en colère et que l'équipe est engluée dans les barrages, ce match n'a plus rien d'une fête. Pourtant, une victoire offrirait un titre historique, mais aussi une ironie cruelle pour un groupe qui a tant déçu.
Un avenir incertain
Pour éviter une première relégation depuis 1997, les Niçois devront se surpasser face à Saint-Étienne, 3e de Ligue 2. Privés d'Elye Wahi suspendu, ils comptent sur l'orgueil et la force collective. Le président Jean-Pierre Rivère appelle à l'unité : "Tant qu'on n'est pas mort, on peut se relever et y croire." Claude Puel, l'entraîneur, retrouve un club qui l'avait licencié en 2021. Sa mission peut encore se terminer convenablement si les Aiglons sauvent leur place dans l'élite.
Les supporters, eux, ne cachent pas leur amertume. Entre envahissement de terrain et banderoles hostiles, la fracture est nette. La Coupe de France pourrait être un dernier sursaut ou l'ultime désillusion d'une saison cauchemardesque.



