À trois journées de la fin de la phase régulière, les Columérins ont l'ambition de conforter leur deuxième place et de se rassurer dans leur jeu. Le tout en faisant tourner l'effectif en vue de la phase finale. L'officialisation est intervenue vendredi dernier, mais n'a finalement étonné personne : Colomiers prendra part à la phase finale, c'est mathématiquement acté. Vainqueurs dans les grandes largeurs de Carcassonne (59-28), les joueurs à la Colombe compostaient leur billet mais surtout faisaient un nouveau pas vers le top 2, synonyme de réception de la demi-finale. En clair, ils bénéficient d'une avance de sept et dix points sur la concurrence incarnée par Provence Rugby et Valence Romans. Pour ces trois dernières journées, il s'agit donc de sécuriser cette place de dauphin.
Un bilan comptable exceptionnel
« On vit des moments à l'image de l'exceptionnelle saison dernière du club. On fait d'ailleurs au moins aussi bien comptablement, à savoir le record de points, battu l'an dernier et égalé actuellement. Et on est à la hauteur des objectifs fixés en présaison », se réjouit Aurélien Béco, entraîneur des avants. « Si on prend huit points sur les trois dernières journées, on sera normalement assuré de recevoir la demie. » Ainsi, Colomiers Rugby ne se rend pas dans le Pays basque sans pression ni ambition particulière, mais avec cette optique de qualification. Ça n'est pas rien, mais ça n'est pas tout.
L'expérience de la saison dernière
La saison dernière a bien prouvé à ce groupe qu'il ne s'agissait pas seulement de participer aux matchs de phase finale. Battus en barrage à domicile contre Montauban dans les derniers instants de la rencontre, les Haut-Garonnais avaient trop souffert d'une fin de phase régulière poussive, marquée par une avalanche de blessures et un groupe à bout de souffle. « C'est l'expérience à tirer par rapport à il y a un an : garder de la fraîcheur avant la phase finale », retient Maxime Granouillet, l'un des capitaines du groupe.
Un turnover de qualité
À ce titre, plusieurs joueurs vont rentrer dans les 23 pour tenter d'apporter un nouveau souffle. Pas à toutes les lignes, mais plutôt là où l'infirmerie et les états de forme le permettent. « Je pense que ça a été notre force cette année de pouvoir compter sur un turnover qui a été de qualité », salue Aurélien Béco. Il suffit de regarder les statistiques : la Colombe est la deuxième meilleure formation à l'extérieur, avec huit succès en treize rencontres. « C'est à chaque fois une occasion en or pour eux de montrer leur niveau rugbystique et leur implication. » C'est aussi un moyen optimal de créer de l'émulation pour ceux qui sortent des 23, et pour ceux sur la pelouse.
Une dynamique ascendante indispensable
Parce qu'à un mois de la phase finale, la dynamique doit être ascendante à tout prix. « Il faut ménager certains, solliciter d'autres qui ont convaincu, tout en gardant un groupe fort qui continue à parfaire ses automatismes dans le projet », poursuit l'entraîneur des avants. Celui-ci, pour avoir été troisième ligne et capitaine d'une équipe engluée dans la lutte pour le maintien, sait qu'il faut se méfier des hommes en quête de leur survie. « Le BO va être piqué dans son orgueil, déterminé au vu de l'urgence de sa situation. On va les retrouver dans l'intensité, l'énergie, des secteurs qu'ils maîtrisent bien. Puis, ils sont capables de prestations de haut vol chez eux contre les grosses équipes. J'ai en mémoire Provence, Oyonnax… Le match sera très engagé et on est conscient de la difficulté qui nous attend. »



